Un mois après leur arrestation à Calais, que sont devenus les migrants ?
Selon la Cimade, association qui s'occupe de leur situation, les 141 majeurs qui avaient été placés en centre de rétention ont tous été libérés. Une grande majorité serait retournée à Calais ou séjournerait à Paris. Vingt-neuf d'entre eux se sont orientés vers une demande d'asile avec l'aide de la Cimade. Ils sont hébergés provisoirement à Lyon et à Nîmes. «Leur avenir dépend des préfets. A Lyon, les dix migrants ont obtenu une autorisation provisoire de séjour, alors que pour les dix-neuf de Nîmes, pas moyen de déposer la moindre demande d'asile pour l'instant », souligne l'association.
Même flou concernant les mineurs. Alors que le ministère de l'Immigration annonce le chiffre de 135 jeunes, la Ddass du Pas-de-Calais n'en recense que 125. Tous auraient été placés le jour de leur interpellation dans des structures pour adultes: 20 dans l'Oise, 48 en Moselle et 57 dans plusieurs foyers du Pas-de-Calais. «Seuls 25 sur ces 57 ont été placés cette semaine dans des structures pour mineurs, à la suite d'une décision des juges des enfants», précise Christian Le Bossenec, à la tête de la direction de l'enfance et de la famille au conseil général. «Près de la moitié des mineurs placés dans des centres d'accueil improvisés ont fugué», affirme Dominique Dupilet, président socialiste du Pas-de-Calais, dénonçant l'absence d'engagement de l'Etat dans cette politique d'accueil d'urgence.