Affaire Grégory: selon les avocats des Villemin, l'ADN ne livrera pas ses secrets avant l'automne 2010

76 contributions
Publié le 22 octobre 2009.

JUSTICE - Le rapport de la nouvelle expertise des scellés de a été remis à la justice ce jeudi...

Selon le rappport transmis par un laboratoire lyonnais chargés d'analyses génétiques sur les scellés de l'affaire Grégory et remis à la justice ce jeudi, deux traces ADN identifiables ont notamment été retrouvées sur un courrier adressé à la famille Villemin. 

Dernière info: 16h41: les avocats des époux Villemin ne tablent pas sur une réponse précise concernant les deux ADN retrouvés sur la lettre
avant l'automne 2010.

16h30: La lettre sur laquelle les deux empreinte génétiques ont été retrouvées date du 24 juillet 1985, le jour de la «sainte Christine». Soit quelques mois après la mort de Bernard Laroche, tué par Jean-Marie Villemin le 29 mars 1985. Interrogés lors d'une conférence de presse, les avocats des époux Villemin en ont tiré ces conclusions: Cette lettre, adressée à Albert Villemin, le grand-père, peut être «l'oeuvre d'un fou, de quelqu'un qui a voulu imiter le corbeau, ça peut être la lettre du corbeau assassin, du corbeau complice ou l'oeuvre de quelqu'un qui croit en la culpabilité de la Christine Villemin, la mère de Grégory.»

15h40: A partir de ces éléments, le procureur général de Dijon ne requiert pas pour l'instant la réouverture de l'enquête mais souhaite que le président de la chambre d'instruction décide de poursuivre les recherches, et ce, dans «un délai raisonnable».

L'ADN des Villemin pas sur les scellés

Jean-Marie Beney a par ailleurs confirmé lors d'une conférence de presse que les ADN des parents de Grégory Villemin «ne sont pas sur les scellés» sur lesquels les experts ont retrouvé «deux ADN identifiables», un féminin et un masculin.

9h30: Un peu plus tôt ce jeudi matin,
il avait annoncé que «deux ADN identifiables», un masculin et un féminin, avaient été retrouvés par les experts sur le timbre et une lettre du corbeau, confirmant le rebondissement annoncé par Le Parisien. Il s'agit d'un ADN féminin «sur ou sous le timbre d'une lettre» et d'«un ADN masculin sur la lettre contenue dans l'enveloppe», a précisé le magistrat qui venait de recevoir le rapport d'expertise du laboratoire lyonnais, Biomnis.

>> Qu'est-ce que cette découverte peut changer? Pour le savoir, cliquez ici
 
Les experts ont également retrouvé «l'ADN identifiable du petit Grégory sur la manche de son anorak, alors que ce scellé a séjourné dans l'eau pendant un certain temps», avait souligné le magistrat. Le rapport de cette nouvelle expertise des scellés, qui a été ordonnée par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon, a été remis ce jeudi à la justice.
 
 
Le 3 décembre 2008, la chambre de l'instruction avait ordonné la réouverture de l'enquête et avait désigné le 5 mai dernier le laboratoire lyonnais Biomnis (ex-Mérieux) pour expertiser les scellés du petit Grégory, et en «extraire les éventuelles empreintes génétiques».
 
Si l'enquête est réouverte, il faudra mettre un nom sur ces deux ADN. «Cela implique de retrouver l'ensemble des acteurs du dossier, y compris les enquêteurs qui ont manipulé les scellés», a précisé un magistrat au Parisien.
Avec agence
L'AFFAIRE GREGORY

Grégory, quatre ans, a été retrouvé mort le 16 octobre 1984 pieds et poings liés dans la Vologne. Le lendemain du meurtre, les parents ont reçu une lettre anonyme: «Ton fils est mort. Je me suis vengé».
Mots-clés
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr