Emploi, réorganisation dans le fret, salaires... les revendications du mouvement de grève entamé lundi à 20h à la SNCF, et qui doit durer jusqu'à ce soir minuit, ratissent large. Certains y voient des difficultés à se mobiliser autour d'un mot d'ordre commun. Pourtant, seul un syndicat manque à l'appel: l'Unsa, deuxième organisation au sein de l'entreprise, y a renoncé à la suite d'une négociation sur le fret. La CGT-Cheminots, la Fgaac-CFDT et SUD-Rail - ainsi que FO dans certaines régions - misent sur 45% de grévistes. La SNCF table, elle, sur 33% de salariés mobilisés, soit un peu plus de 51.000 cheminots.
«Il faut que l’on sache où on va»
«On s'oppose à toutes les réorganisations dans l'entreprise à tous les niveaux, à toutes les fonctions, argumente Thierry Nier, secrétaire général de la CGT-Cheminots. Nous voulons mettre la SNCF et le gouvernement face à leurs responsabilités, car les cheminots sont très inquiets pour leur avenir.»
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Le plan de réorganisation du fret présenté en septembre est au coeur de tous les débats. « Cela va avoir des répercussions sur l'emploi, on annonce des milliers de suppressions de postes. Il y en a eu 3.600 à la SNCF en 2009, 21.500 depuis 2002», bouillonne Thierry Nier. «Nous n'avons pas gelé les recrutements en 2009, il y en a même eu 2.500 à 3.000 sur l'année», répond François Nogué, directeur des ressources humaines.
En réponse aux 6.000 suppressions de postes annoncées par la CGT, Guillaume Pepy, le patron de la SNCF, a indiqué ne «pas être encore capable de les chiffrer, pas plus que les créations dues au plan fret». Autre reproche des syndicats, une absence de visibilité. «On veut bien accepter une évolution économique, mais aujourd'hui, les cheminots ne comprennent pas, explique Dominique Aubry, de la CFDT. Beaucoup vont devoir changer de métier, il faut que l'on sache où on va.»
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