Le président de l'université de Toulon dénonce un «procès d'inquisition»

20 contributions
Publié le 19 octobre 2009.

JUSTICE - Il a été suspendu ce lundi par Valérie Pécresse...

Laroussi Oueslati se dit victime d'un «procès d'inquisition». Le président de l'université sud-Toulon-Var et deux vice-présidents ont été suspendus, ce lundi, par la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse. On reproche au président de l'université sud Toulon d'avoir entravé l'enquête sur des dysfonctionnements dans le cadre d'un trafic présumé de diplômes, selon un communiqué du ministère.

Laroussi Oueslati a qualifié les conclusions du rapport complémentaire d'«injustes» et «orientées». estimant que les inspecteurs étaient «instrumentalisés». «Je dénonce ce complot contre moi et mes vice-présidents. On veut atteindre un président d'université qui n'est pas de la même couleur politique que Mme la ministre», a-t-il ajouté.

«Le principe de présomption d'innocence est violé»

Selon le ministère, le rapport «fait apparaître que le président et son équipe de direction ont entravé l'enquête administrative, avec des mises à l'écart, pressions, intimidations et menaces de représailles à l'encontre d'enseignants-chercheurs et de personnels de l'université et une saisine de documents qui peut laisser supposer une tentative de destruction de preuves».
 
«Je trouve que le principe de présomption d'innocence est violé, je m'interroge sur cette suspension qui risque d'influencer l'objectivité de la section disciplinaire», a affirmé le président de l'université. Il avait annoncé dimanche qu'il passerait devant la commission disciplinaire de son université «d'ici une quinzaine de jours». «Depuis le début, c'est un procès à charge. Mes avocats et mes conseillers feront toute la lumière sur cette affaire (...) qui est montée de toutes pièces», a-t-il insisté.

L'affaire des étudiants chinois

Le trafic dont il est suspecté aurait permis à plusieurs centaines d'étudiants chinois d'obtenir un diplôme moyennant des pots-de-vin. Une information judiciaire est ouverte depuis le 25 mars au pôle économique et financier du tribunal de grande instance de Marseille. Le 9 avril, des enquêteurs avaient perquisitionné à La Garde (Var), les locaux de l'Institut d'administration des entreprises (IAE) qui dépend de l'université du Sud-Toulon-Var. En cours depuis quatre ans, la fraude aurait concerné plusieurs centaines d'étudiants chinois inscrits à l'IAE.
M. D. avec agence
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr