Le chef de l'appareil politique d'ETA arrêté en Bretagne

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Publié le 19 octobre 2009.

TERRORISME - Il était le responsable «chargé de transmettre les instructions de l'ETA à la gauche indépendantiste radicale»...

Aitor Elizaran, l'un des deux membres d'ETA arrêtés, ce lundi, dans l'ouest de la France était «le chef de l'appareil politique» de l'organisation indépendantiste basque armée, a déclaré le ministre espagnol de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba. Aitor Elizaran, 30 ans, était le responsable «chargé de transmettre les instructions de l'ETA à la gauche indépendantiste radicale» basque, qui a été à nouveau décapitée vendredi avec l'incarcération du leader indépendantiste Arnaldo Otegi et de quatre autres militants.

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Il a été interpellé ce lundi matin à Carnac, avec sa compagne, également membre présumée de l'ETA, Oihana Sanvicente, âgée de 32 ans lors d'une opération conjointe de la police française et de la garde civile espagnole, qualifiée d'une «grande importance» par le ministre espagnol.

«Le plus haut dirigeant»
 
Alfredo Perez Rubalcaba, interrogé par les journalistes, a reconnu que le rang précis des membres de l'ETA interpellés au sein de la hiérarchie du groupe armé prêtait parfois à interprétations, tout en réaffirmant qu'Elizaran était «le plus haut dirigeant» de la structure politique de l'ETA.

Le ministre espagnol a souligné qu'Aitor Elizaran faisait également partie du «comité exécutif» de l'ETA, son organe collégial de direction qui regroupe également sa branche militaire et logistique. «Mon impression c'est qu'il s'agit de l'homme directement désigné par "Txeroki" pour remplacer "Thierry", même s'il faut se montrer prudent car cette information mérite d'être vérifiée», a-t-il ajouté.

«L'efficacité des forces de sécurité»
 
Garikoïtz Asiazu Rubina, alias "Txeroki", arrêté en novembre 2008 en France, était le chef militaire de l'ETA, réputé incarner la ligne dure qui a torpillé les discussions de paix de 2006-2007 avec le gouvernement espagnol. L'ancien chef «politique» de l'ETA, Javier Lopez Pena, alias «Thierry», avait été interpellé en mai 2008 à Bordeaux (sud-ouest de la France) avec trois autres dirigeants.
 
L'arrestation d'Elizaran, à peine un peu plus d'un an après celle de son prédécesseur, «démontre l'efficacité des forces de sécurité» contre l'ETA, a souligné le ministre, qui a remercié la France pour sa collaboration. 
M. D. avec agence
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