SUICIDES - Les salariés sont invités à remplir un questionnaire sur leurs conditions de travail...
France Telecom prend des mesures. Après un
vingt-cinquième suicide en moins de deux ans, l’entreprise met ce lundi en place un plan en quatre phases, pour
tenter de ramener la sérénité dans l’entreprise. Première étape de ce plan, un questionnaire, envoyé par mail à chacun des 102.000 salariés de l’entreprise. Ils ont jusqu’au 16 novembre pour y répondre de manière anonyme, s’ils le souhaitent.
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Ce document a été réalisé par un cabinet privé, agréé par le ministère du Travail. Il comporte quelque 170 questions réparties en 20 thèmes - parmi lesquels la charge de travail, le soutien social, la reconnaissance, la mobilité fonctionnelle et géographique, la relation managériale, l’ambiance de travail et la pénibilité, les violences et intimidations ou encore la situation psychologique – et nécessite une trentaine de minutes pour être entièrement renseigné.
«Une vision très générale»
Le dépouillement sera ensuite effectué par les experts de Technologia qui seront les seuls à avoir accès aux réponses, de manière à garantir l’anonymat le plus strict. Les premiers enseignements de cette consultation individuelle des salariés devraient être connus vers la fin novembre. Des préconisations seront ensuite rendues le 15 avril aux dirigeants de France Telecom.
Interrogés par
20 Minutes, des salariés de Toulouse, où le numéro 2 du groupe, Stéphane Richard était attendu ce lundi, ont critiqué la méthodologie. Selon eux, c'est «une vision très générale, qui va ressortir du questionnaire, pas proche du terrain». Ils plaident pour une enquête service par service, menée par le Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT).
B. D. et B. C.