Quelles conclusions tirez-vous de cette étude?
Cela me conforte dans l'idée que les éditeurs doivent anticiper la révolution numérique pour développer une offre légale, payante, et ne pas subir ce qu'a connu le monde du disque. Les acteurs publics doivent aussi jouer leur rôle : les collectivités, en proposant des formations aux petits éditeurs, et l'Etat, en instituant un prix unique du livre numérique. C'est ainsi que l'on sauvera le principe du droit d'auteur, auquel nous sommes très attachés.
Mais comment ce principe peut-il résister face à une offre gratuite?
L'internaute ne préférera pas automatiquement la gratuité si les éditeurs proposent une offre payante plus attrayante, en créant par exemple des communautés de lecteurs, ou en donnant des extraits de livres en avant-première.
Ne pensez-vous pas que le lecteur restera attaché au livre?
On se trompe si l'on considère le livre comme une sorte de Graal. Livres et téléchargement cohabiteront un temps, mais à l'heure du cartable numérique les générations futures s'en passeront sans problème.