L'annonce mercredi par le ministre du Travail Brice Hortefeux qu'une "mission" suivie d'une concertation allait traiter de l'égalité salariale, promise maintes fois pour 2010, fait craindre à beaucoup que la loi sur les sanctions financières aux entreprises récalcitrantes ne voit pas le jour.
L'annonce mercredi par le ministre du Travail Brice Hortefeux qu'une "mission" suivie d'une concertation allait traiter de l'égalité salariale, promise maintes fois pour 2010, fait craindre à beaucoup que la loi sur les sanctions financières aux entreprises récalcitrantes ne voit pas le jour. - Joel Saget AFP/Archives

Avec agence

Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a assuré dimanche, dans une interview accordée au JDD que Jean-Pierre Treiber, suspect en cavale dans l'affaire du double meurtre Giraud-Lherbier, finirait par être appréhendé.

En fuite depuis sa rocambolesque évasion le 8 septembre, «Jean-Pierre Treiber finira par être arrêté, comme la plupart des évadés», a déclaré Brice Hortefeux, reconnaissant qu'à «quelques secondes près, il a échappé au Raid».

«Ce n'est que partie remise», a assuré le ministre, qui s'est dit «mécontent à la suite de la publication de photos de l'évadé» dans le Figaro-Magazine samedi. Une enquête de l'IGPN, la police des polices, est en cours et «si elle démontre qu'un policier est responsable (de leur divulgation, nldr), il y aura des sanctions administratives et pénales».

«Présence excessive des médias»

Brice Hortefeux a aussi chargé les médias d'une part de responsabilité dans cette cavale qui dure depuis quarante jours: «S'il y a eu un réel dysfonctionnement dans toute cette affaire, c'est comme l'a déclaré le procureur (d'Auxerre, François Pérain), du fait d'une présence désordonnée et excessive de médias sur place».

«Je le répète, qu'il soit seul, en forêt ou aidé de complices, Jean-Pierre Treiber sera arrêté», a conclu le ministre.