SOCIAL - Ils ont dénoncé les revenus du secteur qui connaît sa plus grave crise de ces 30 dernières années...
Quand mettront-ils du foin dans leurs bottes? Les agriculteurs sont en colère et l'ont montré ce vendredi. La FNSEA, premier syndicat agricole, a réuni 52.000 agriculteurs (alors qu'elle en attendait 40.000) lors de sa journée de mobilisation nationale pour la défense
des revenus du secteur, ce vendredi.
Un appel général à manifester
Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, a souligné une fois de plus la nécessité d'un «plan d'urgence» de l'Etat de 400 millions d'euros en faveur des agriculteurs, confrontés à une baisse de leurs revenus.
Le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire a dit jeudi s'attendre à une chute entre «10 et 20%» des revenus pour cette année. Il a aussi reconnu que l'agriculture française connaissait sa plus grave crise de ces 30 dernières années.
Jean-Michel Lemétayer a aussi redemandé que les banques libèrent des prêts pour un montant d'un milliard d'euros et la prise en charge par l'Etat des frais financiers.
Appel de détresse
Avec la journée d'action nationale, «la FNSEA et les JA (Jeunes agriculteurs) lancent un appel de détresse au Président de la République: l'Etat doit prendre des mesures d'urgence pour sauver l'agriculture», précise un communiqué de presse. Des «actions revendicatives» ont été menées un peu partout en France pour protester contre la baisse de revenus des agriculteurs et obtenir un plan d'aide d'urgence.
A
Paris, une cinquantaine de céréaliers, venus dès l'aube à l'appel des Jeunes Agriculteurs, ont installé des barrières et des bottes de paille sur les Champs-Elysées. Ils ont aussi mis le feu à des pneus, interdisant la circulation sur plusieurs avenues du quartier.
Juchés sur leurs tracteurs, les manifestants ont organisé de nombreuses opérations escargot dans l'Hexagone, perturbant la circulation.
Lille, Avignon, Toulouse, Orléans, Rennes, Nantes, Metz, Colmar: des milliers d'agriculteurs ont défilé dans plusieurs grandes villes, dressant des murs de balles de foin pour dénoncer l'"incompréhension" dont ils se disent victimes. "Mort de l'agriculture", "futurs chômeurs et jeunes agriculteurs en colère" ou encore "Sarko cereal killer" proclamaient leurs banderoles.
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