Il voulait un poste à Rennes. Il ne l'a pas obtenu. Un ingénieur de 48 ans de France Télécom s'est donné la mort à son domicile de Lannion (Côtes-d'Armor), a-t-on appris hier. Cela porte à 25 le nombre de salariés de l'opérateur téléphonique qui se sont tués en deux ans. Dans une lettre laissée à ses proches, ce père de trois enfants, en arrêt maladie depuis un mois, faisait état d'« une déception dont il aurait souffert au sujet d'un poste sur lequel il était candidat et où il n'a pas été retenu ». Selon un proche, « il se sentait inutile, totalement isolé dans son équipe, largué ». Didier Lombard, le PDG de France Télécom, s'est rendu sur place. Il a assuré qu'il voulait « sortir de la spirale infernale » des suicides dans son entreprise. Un séminaire sur le stress au travail était justement organisé à Lannion quand ce nouveau drame a été annoncé. « Plus que jamais, il faut que nous accélérions l'ensemble des mesures que nous prenons, a poursuivi Didier Lombard. Il faut absolument arrêter cette vague de suicides. » W