Nicolas Sarkozy: «Ce n'est pas mon fils qui est visé, c'est moi»

POLITIQUE Le président s'est exprimé dans la presse, ce jeudi...

Oriane Raffin

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Nicolas Sarkozy lors de son intervention aux journaux télévisés de TF1 et de France 2, mercredi 23 septembre.

Nicolas Sarkozy lors de son intervention aux journaux télévisés de TF1 et de France 2, mercredi 23 septembre. — AFP PHOTO TF1

Nicolas Sarkozy l'avait annoncé sur Facebook: il allait parlé dans la presse, au Figaro plus précisément. Le président a réagi aux polémiques actuelles. Le quotidien a publié ce jeudi soir l'interview sur son site. Morceaux choisis.

Sur Jean Sarkozy
«Ce n'est pas mon fils qui est visé, c'est moi», explique Nicolas Sarkozy sur la polémique autour de son fils, Jean, et de sa candidature à l'EPAD. «C'est une élection, il ne s'agit donc pas de népotisme», détaille le président de la République.

Sur Frédéric Mitterrand
Le président de la République a également réagi à la polémique autour des écrits de son ministre de la Culture et de la Communication, Frédéric Mitterrand. Il lui a réaffirmé son soutien. «Je ne laisserai donc personne assimiler homosexualité et pédophilie. C'est un retour au Moyen-Age qui fait honte à ceux qui ont employé cet argument.»

«Frédéric Mitterrand n'a jamais fait l'apologie du tourisme sexuel et il l'a même condamné en termes très forts. Il ne faut pas confondre confessions intimes avec prosélytisme. Le livre est intitulé La Mauvaise Vie, c'est assez clair» (>>Retrouvez ici ce qu'il y a vraiment dans le livre), a déclaré Nicolas Sarkozy, qui avait trouvé le livre de Frédéric Mitterrand «courageux», cet été.

Sur l'affaire Roman Polanski

Nicolas Sarkozy a estimé que les poursuites de la justice américaine contre le réalisateur Roman Polanski pour viol ne constituaient pas, trente-deux ans après les faits, «une bonne administration de la justice».

Sur François Fillon
Le président de la République a également parlé de ses relations avec son Premier ministre: «François Fillon et moi nous travaillons main dans la main. Ni lui ni moi ne nous reconnaissons dans les commentaires qui sont faits sur nos relations. Il est partie prenante à toutes les décisions. J'ai confiance en lui. Nous sommes complémentaires.»

Sur Clearstream
Interrogé sur ses déclarations à l'ouverture du procès Clearstream, lorsqu'il avait parlé de «coupables», mettant à mal la présomption d'innoncence, il revient en arrière: «Ce que je voulais, c'est que la vérité éclate. Elle est en train d'éclater. Le mieux à faire est de laisser se dérouler ce procès, de faire confiance à la justice et de s'abstenir de tout commentaire. J'aurais été mieux inspiré de le faire dès le début.», reconnaît-il.

Sur l'Afghanistan
Le président Sarkozy a déclaré que «La France n'enverra pas un soldat de plus» en Afghanistan. Il précise qu'il faut «rester en Afghanistan» et «rester pour gagner», alors que ce jeudi, l'Italie était accusée d'être impliquée dans la mort de 10 soldats français dans le payx.

Sur la présidentielle de 2012
Nicolas Sarkozy va-t-il se représenter? «C'est une question qui se posera dans le courant de l'année 2011 pas avant.», affirme-t-il. «Je ne suis pas encore prêt à répondre. Et croyez bien que cette réponse est sincère», conclut-il.

Sur France Telecom
«Il ne faut pas exploiter ces drames humains douloureux», a déclaré le président de la République, au jour de l'annonce d'un 25ème suicide. «Mais ils viennent rappeler que le travail des salariés doit être placé au-dessus du reste», continue-t-il, «trop longtemps, la vie des entreprises a tourné autour du cours de Bourse et du court terme, au détriment des conditions de travail et des relations sociales.»

Sur les impôts et le bouclier fiscal
Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il n'augmenterait pas les impôts et qu'il ne toucherait pas au bouclier fiscal, malgré la proposition de la commission des Lois de l'Assemblée nationale d'en retirer la CRDS. «Je n'ai pas été élu pour augmenter les impôts et je ne les augmenterai donc pas», a-t-il affirmé. Selon lui, «ce choix déterminé» est destiné à «rompre avec une politique menée depuis vingt ans et qui a conduit à détruire des emplois en handicapant la compétitivité de notre économie».
«Je ne toucherai pas au bouclier fiscal car je crois au principe selon lequel on ne peut prendre à quelqu'un plus de la moitié de ce qu'il gagne», a-t-il également affirmé.

Sur la cagnotte scolaire
Nicolas Sarkozy a exprimé sa «grande réticence» au sujet de la mise en place d'une cagnotte collective pour lutter contre l'absentéisme, expérimentée dans trois lycées professionnels. «Je ne peux accepter qu'on puisse récompenser des élèves simplement parce qu'ils vont à l'école», a déclaré le président de la République. «En revanche, je partage l'idée de Martin Hirsch de valoriser et de récompenser ceux qui font plus que leur devoir. Le mérite doit être encouragé, le non respect de la règle doit être sanctionné», a-t-il ajouté.

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