Après Didier Lombard, c’est au tour du nouveau numéro 2 de France Telecom, Stéphane Richard de faire son mea culpa. Il a reconnu mercredi que l'entreprise était «peut-être allée trop loin» dans les mécanismes de contrôle des salariés du groupe, estimant qu'il fallait leur redonner davantage d'autonomie.
Ces outils qui «ne sont pas destinés à contrôler la personne, mais plutôt la qualité de services que nous offrons à nos clients (...) peuvent procurer chez certains salariés un sentiment d'étouffement». C'est «ça qu'il faut certainement revoir», a dit le directeur des opérations France du groupe de télécommunications lors d'une visite à l'unité d'intervention technique France Télécom de Lens (Pas-de-Calais).
«Ce qui me frappe, c'est tous ces messages de salariés qui me disent: “on a perdu notre autonomie, on a des outils automatisés qui nous disent tout ce qu'il faut faire, et on a l'impression d'être des pions“. (...) A nous maintenant de les convaincre qu'on a mis en place ces outils pour les aider et améliorer nos services, mais que ceci ne doit pas se faire en créant de la souffrance«, a-t-il déclaré.