Tentative de suicide d'un employé de France Télécom

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Publié le 14 octobre 2009.

MARSEILLE - L'homme avait prévenu sa famille de son geste en envoyant un SMS...

Un employé de France Télécom en arrêt maladie a tenté de mettre fin à ses jours par pendaison mardi soir à Marseille. Il a été sauvé de justesse par les pompiers, selon une source policière.

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L'homme, né en 1955, avait prévenu sa famille de son geste en envoyant un SMS. Prévenus, les pompiers ont pu intervenir à temps vers 21h30 mardi, alors que l'homme tentait de se pendre dans le sous-sol de sa maison du 11e arrondissement. Les policiers de la Sûreté départementale ont procédé aux premières investigations dont il ressort que l'homme, dépressif, avait été «très frappé» par le suicide d'un de ses collègues de France Télécom en juillet à Marseille.

Pour Xavier Darcos, les choses «progressent» chez France Télécom

Réagissant à chaud sur Canal+, le ministre du Travail Xavier Darcos, auquel un syndicat d'inspecteurs du travail, le Snutef-FSU, reproche de se contenter de «mesurettes» face au problème de souffrance au travail, a souligné que «Dieu merci, cet homme avait pu être sauvé et n'était pas mort». «Il était chez lui depuis plusieurs mois, très malade, peut-être qu'il y a des liens avec l'entreprise mais enfin c'est quelqu'un qui était à son domicile», a-t-il ajouté.
 
De manière générale, concernant France Télécom, Xavier Darcos «pense qu'à la fin de l'année nous serons en situation que ce que nous voyons aujourd'hui ne se produise plus, puisque France Télécom a une feuille de route qui oblige à ouvrir des négociations sur toutes les questions de stress au travail, d'équilibre vie professionnelle/vie privée, sur les mutations (...)». «Donc, j'ai l'impression que les choses sont en train de se stabiliser et progressent très sensiblement», a-t-il poursuivi.
 
Le gouvernement a annoncé par ailleurs vendredi son intention de désigner à l'opinion publique les grandes entreprises qui ne mettent pas en place des négociations sur le stress avant février 2010, sans exclure de prendre des sanctions plus sévères dans un deuxième temps.«Nous savons tout à fait faire pression sur les entreprises quand c'est nécessaire», a assuré Xavier Darcos prenant l'exemple des sanctions financières auxquelles s'exposent les entreprises n'ayant pas négocié un plan pour préserver l'emploi des salariés seniors d'ici la fin de l'année.
M. D. avec agence
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