La méthode douce pour réformer le lycée

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Publié le 14 octobre 2009.

Qu'elle est loin l'ère Darcos, qui promettait un nouveau lycée refondu de pied en cap. Hier, c'est une réforme du lycée bien en deçà du projet initial que Nicolas Sarkozy a présenté depuis l'Elysée. Le document de présentation ne contient d'ailleurs qu'une dizaine de pages. Ainsi, les filières L, ES et S sont maintenues en l'état, le bac aussi.

Parmi les principaux chantiers figurent l'orientation - « plus personnelle, progressive et réversible » - et l'ouverture plus grande du lycée au monde culturel, aux nouvelles technologies et à l'étranger. L'accompagnement personnalisé instauré au primaire et au collège est étendu au lycée, à raison de deux heures par semaine : les élèves en difficulté bénéficieront de soutien scolaire et les bons élèves développeront leurs connaissances, à l'oral par exemple. Ce temps n'étant pas ajouté, il faudra le prendre sur les heures de cours actuelles. Lesquelles ? « Cela va être discuté dans les deux mois à venir avec les syndicats », répond le ministre de l'Education, Luc Chatel (lire ci-dessous), à qui est vaguement laissé le soin de négocier les détails de la réforme d'ici à la fin novembre. Jolie bataille en perspective.

La nouvelle seconde doit entrer en vigueur à la rentrée prochaine, la première en 2011 et la terminale en 2012. Cette réforme, censée créer « un lycée qui refuse tous les fatalismes, qui tire vers le haut tous les élèves, qui permet aux plus méritants d'atteindre l'excellence », est largement inspirée des rapports consensuels de Richard Descoings, directeur de Sciences-Po, et de Benoist Apparu, alors député, remis au printemps. L'Elysée a donc opté pour la méthode douce, renonçant à secouer le Mammouth. Une première. W

Laure de Charette
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