SOCIETE - Explications sur une entrée remarquée...
Deux Rachida Dati pour le prix d’une. L’ancienne ministre de la Justice fera ce mardi soir partie des
quelque 250 personnages de cire que compte le musée Grévin, entre Zidane, Obama et Monica Bellucci. Une arrivée surprenante. Explications.
Elle est dans l’actu
Arthur Meyer a créé le
musée Grévin en 1881 pour représenter les personnalités qui font la une des pages de son journal, à une époque où la photo était très peu utilisée dans la presse. L’idée originelle d’Arthur Meyer perdure: les membres de l’Académie Grévin, présidée par Bernard Pivot, désignent ceux et celles qui passent dans les journaux et à la télévision.
Même virée du Gouvernement
depuis le mois de juin dernier, Rachida Dati fait toujours l’actualité, que ce soit
au sujet de son mandat d’eurodéputée, ou de
sa vie personnelle. Elle ferait même à nouveau partie des proches du président, puisqu’elle
l’a accompagné la semaine passée lors de sa visite officielle au Kazakhstan. Bref, Rachida Dati est in.
Elle est populaire
Souvent
à la Une des
magazines «people», et toujours dans les plus belles robes, Rachida Dati est connue par tout le monde. Un argument de poids pour le musée Grévin, qui reçoit 800.000 visiteurs par an, des Français comme des touristes étrangers, et «tous doivent reconnaître le personnage de cire au premier regard», explique Gérard Holtz, rédacteur en chef des sports sur France2 et membre de l’Académie Grévin. Mais si sa popularité est grande, le
côté «peoplitique» de l’ex Garde des Sceaux n’a pas joué, selon Gérard Holtz: «Même si le Grévin est un Panthéon populaire, c’est parce que Rachida Dati est une «personnalité», quelqu’un qui marque et qui fait des choses marquantes, que nous l’avons désignée.» D’accord, donc ce n’est pas que pour les robes de grands couturiers, alors.
Elle a un parcours particulier
L’ancienne porte-parole de Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle était encore ministre de la Justice à l’époque où l’académie Grévin l’a désignée. Lors des débats, les membres de l’académie ont bien sûr pensé «qu’un changement de gouvernement était toujours possible, mais que, au vu de son côté original et hors normes,
Rachida Dati pourrait perdurer dans le paysage politique français», explique Gérard Holtz. Et le journaliste de citer «son charisme, ses prises de position audacieuses, et son image d’icône de l’intégration réussie à la française». Bien vu.
Bérénice Dubuc