Réforme du lycée: les syndicats plutôt réservés, une mobilisation déjà prévue

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Publié le 13 octobre 2009.

REACTIONS - Après les annonces de Nicolas Sarkozy...

«Cette réforme est loin d’être suffisante.» L'organisation lycéenne Fidl (gauche) a pointé ce mardi «des manques majeurs» dans les annonces de Nicolas Sarkozy concernant le lycée. Tout en reconnaissant «des pistes de travail» «intéressantes», le syndicat estime qu'elles restent floues et «souvent déconnectées des vrais besoins des lycéens».
 
«Quand notre président passe quinze minutes à nous parler des ciné clubs dans les lycées et 30 secondes à nous parler de l’orientation et du soutien scolaire, nous sommes particulièrement préoccupés de l’avenir de notre lycée», note le syndicat dans un communiqué.
 
Passer du brouillon à la «révolution»
 
Dans ces conditions, la Fidl, qui devait rencontrer le Président en fin de journée, «attend de savoir quelle marges de manoeuvre auront les organisations syndicales pour passer du brouillon à la "révolution" voulue par Nicolas Sarkozy».
 
Le syndicat prévient déjà que «les lycéens se mobiliseront en assemblées générales et journées d’actions coup de poing dans les semaines qui viennent». La mobilisation lycéenne avait déjà eu raison de la première version de la réforme du lycée fin 2008.
 
L'UNL, premier syndicat lycéen (gauche également), a pour sa part salué plusieurs mesures, comme l'accompagnement personnalisé ou la réorientation en cours d'année. Mais il estime aussi que cette réforme risque d'être «inefficace» faute de moyens suffisants.
 
«Il n'y aura pas les moyens»
 
«Si la logique budgétaire de diminution des moyens de l'Education continue, l'Etat prend la responsabilité que la réforme soit inefficace car il n'y aura pas les moyens correspondants. La mise en place de la réforme parallèlement à une politique de suppressions de postes peut aboutir à des effets inverses à ceux recherchés», a commenté le président de l'UNL, Antoine Evennou.
 
Un avis partagé par l'Unef, syndicat étudiant (de gauche). «C'est une réforme pour la forme. Très loin de l'ambition de l'époque. Réforme à minima sur le plan pédagogique, par crainte de se mettre les lycéens à dos. Comment peut-il imaginer améliorer le fonctionnement du lcyée, avec des moyens moins importants (16.000 suppression de postes en 2010, ndlr)?», a déclaré à 20minutes.fr Jean-Baptiste Prévost, président Unef. 

L'UNI (syndicat de droite) salue dans l'ensemble les mesures préconisées par le chef de l'Etat et les orientations générales de cette réforme. Il émet toutefois des réserves sur le fait que Nicolas Sarkozy propose de valoriser les parcours originaux de lycéens engagés dans des associations ou au sein des lycées. «Si l’idée semble généreuse, nous serons cependant attentifs à la méthode qui sera employée pour l’évaluation de ces activités. Nous nous attacherons à ce que cette mesure n’entraîne pas des disparités trop fortes entre ceux qui sont en mesure de s’engager et les autres», souligne le syndicat dans un communiqué.
C. F. avec agence
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