Jean Sarkozy soutenu par son père, François Fillon et... Julien Dray

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Publié le 13 octobre 2009.

REACTIONS - Le PS demande au chef de l'Etat d'abandonner ce «projet funeste»...

Nicolas Sarkozy a réagi. «Tout ce qui donne en pâture une personne, sans fondement, de façon excessive, ce n'est jamais bien», a déclaré le chef de l'Etat, en faisant référence à la polémique qui touche son fils Jean, depuis l'annonce de la candidature de ce dernier à la tête de l'Epad.

Dans son discours à l'Elysée sur la réforme des lycées, le chef de l'Etat s'était indirectement immiscé dans le débat en expliquant que leur création en 1802 avait signifié «la fin des privilèges de la naissance». Questionné par la presse à l'issue de son intervention, le chef de l'Etat a répliqué: «Hier, vous étiez passionné par quelle polémique? Celle de Frédéric Mitterrand. Très bien, ça c'est normal, vous suivez les polémiques, parfois vous les précédez et moi je dois suivre les réformes et résoudre les problèmes.»


«Abandonner ce projet funeste»

Dans un communiqué, les secrétaires nationaux du PS Marianne Louis (politique de la ville) et André Laignel (Aménagement du territoire et du développement local) affirment que «le Parti socialiste s’associe aux protestations citoyennes et demande à Nicolas Sarkozy et à l’UMP d’abandonner ce projet funeste qui fait déjà de la France la risée des démocraties». Pour eux, il s'agit d'une «nouvelle traduction d’une conception monarchique du pouvoir».

François Fillon, est quant à lui venu au secours de Jean Sarkozy en affirmant que «c'est une élection, c'est une compétition et il n'y a pas lieu d'en faire une polémique, comme celle à laquelle on assiste».

«Pas moins de droits» que les autres

Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a pour sa part soutenu que Jean Sarkozy n'avait «pas moins de droits» que les autres «parce qu'il (était) le fils du président», ajoutant que «la valeur n'attend pas le nombre des années».

Plus surprenant, et à contre courant de ses camardes socialistes, Julien Dray a dénoncé une «cabale» menée contre Jean Sarkozy, estimant qu'«à partir du moment où des électrices et des électeurs ont accepté de l'élire conseiller général des Hauts-de-Seine, il a une légitimité et il peut prétendre à toutes les fonctions». «Il a visiblement quand même un certain talent», a même conclu le député de l'Essonne.

Pour rééquilibrer la balance, un élu UMP a dénoncé la citation sans citer le nom de Jean Sarkozy. Le député yvelinois Pierre Cardo a déploré, selon des participants à une réunion du groupe UMP, l'impact probable, selon lui, de «l'affaire de l'Epad» sur le second tour, dimanche, de la législative partielle dans la 12e circonscription du département. «On entend en circonscription des parents dont les enfants ne trouvent pas de stages...», a-t-il ajouté, applaudi par ses collègues. Un débat repris à son compte par le député René Couanau (Manche), mais sèchement interrompu par le patron des députés UMP Jean-François Copé.

Le fils du président a lui même réagi ce mardi matin dans la presse en soulignant que «quoiqu'[il] fasse, [il sera] toujours critiqué».
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