MANIFESTATION - Elles sont notamment accusées de «dégradations volontaires»...
Trois des huit personnes jugées dans le cadre
des violences qui ont eu lieu samedi dernier à Poitiers ont été condamnées dans la nuit de lundi à mardi à des peines de prison ferme allant de un à quatre mois, avec mandat de dépôt.
Des «bisounours»
Un homme de 51 ans a été sanctionné à huit mois de prison dont quatre fermes et deux étudiants de 18 ans à six mois dont un ferme, avec mandat de dépôt. Le ministère public avait requis pour les trois accusés, 18 mois dont 10 fermes. Les cinq autres suspects présents devant la cour lundi soir ont été condamnés à des peines avec sursis allant de deux à six mois.
«Ce sont des gens qu'on connaît, qui participent régulièrement aux mobilisations locales», a raconté à 20minutes.fr Thierry Millet, responsable du
NPA dans le département de la Vienne. Selon lui, les interpellés n'étaient pas connu pour être violents: «A Poitiers, ils sont plutôt réputés pour être des bisounours».
Dix-huit personnes interpellées
Les huit personnes étaient jugées en comparution immédiate pour «dégradations volontaires, dégradations de biens publics, coups et blessures sur argent de la force publique dans l'exercice de leurs fonctions». Elles ont dix jours pour faire appel.
Une neuvième personne interpellée, une mineure, comparaîtra devant le tribunal pour enfants de Limoges, d'où elle est originaire.
Dix-huit personnes avaient été interpellées après les violences. «Faire payer des locaux, ça a plus d'impact», estime Thierry Millet. Mais selon lui, «les casseurs étaient
des gens très organisés, venus de l'extérieur se mêler aux manifestants».
Hortefeux veut des sanctions
Le ministre de l'Intérieur
Brice Hortefeux est venu constater les dégâts et rencontré des victimes lundi après-midi, exprimant le vœu que la justice «sanctionne durement» les casseurs.
Une manifestation organisée par un collectif anticarcéral samedi à Poitiers pendant un festival culturel a dégénéré en violences, avec
des actions organisées de casseurs.
J. M.