L'opposition dénonce une forme de népotisme, la droite défend, elle, la légitimité de Jean Sarkozy. Jeudi dernier, la majorité UMP des Hauts-de-Seine a annoncé qu'elle avait choisi le fils du chef de l'Etat comme candidat à la présidence de l'établissement public d'aménagement de la Défense (Epad), en remplacement de Patrick Devedjian.
L'accession de Jean Sarkozy à ce poste clé lui donnerait tout pouvoir sur l'urbanisation du premier quartier d'affaires d'Europe. Cette « promotion », inespérée pour un jeune homme de 23 ans, étudiant en droit et conseiller général depuis seulement deux ans, a suscité une vague de protestations dans l'opposition. Pour la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, Jean Sarkozy « ose tout. Après, tout le monde plie parce qu'il a le nom qu'il a. » C'est un « choix personnel » du Président qui « veut garder la haute main » sur le département, a renchéri hier Jean-Marc Ayrault (PS). Les membres de l'UMP sont, eux, montés tour à tour au créneau pour appuyer Jean Sarkozy. Même Charles Pasqua, chassé en son temps du conseil général des Hauts-de-Seine par Nicolas Sarkozy, y est allé de son soutien : « Il a des qualités exceptionnelles. Je crois qu'il est parfaitement apte à avoir des responsabilités importantes », a déclaré hier l'ancien ministre de l'Intérieur. W