POLITIQUE - L'eurodéputée a omis de signaler au Parlement européen qu'elle avait créé une société de conseils aux entreprises...
Rachida Dati «n'exerce absolument aucune activité qui la mette en situation de conflit d'intérêts» avec son mandat de députée européenne. Le cabinet de l’ex-ministre de la Justice a tenu à mettre les choses au point ce dimanche après des informations parues récemment dans la presse.
Le 16 septembre, l’hebdomadaire
Marianne indiquait que l’eurodéputée
avait non seulement omis d'indiquer son mandat de maire du 7e arrondissement à Paris mais aussi l’existence de sa société de conseil La Bourdonnais Consultants dans sa Déclaration d'intérêts financiers, un formulaire exigé par le Parlement européen «pour prévenir tout conflit d'intérêts».
Sa société dissoute ?
La Tribune en a rajouté une couche ce week-end, affirmant que «des collaborateurs de Rachida Dati» ont annoncé que sa société de conseil, créée en juillet dernier, allait être dissoute.
Une information démentie par le cabinet de l’eurodéputée. «Le Parlement européen demande à ce que soient déclarés les flux financiers et les revenus complémentaires des eurodéputés. C'est ce que [Rachida Dati] a fait avec ce qu'elle touche comme maire du 7e arrondissement et conseillère de Paris», explique-t-il, précisant qu'elle ne percevait aucun revenu de «La Bourdonnais Consultants», société pour l'heure «inactive».
Rachida Dati avait d'abord rempli en juillet une déclaration «vierge» avant de «réactualiser début août le document
sous la pression de la presse pour y inscrire son mandat de maire du 7e arrondissement de Paris» mais «sans mentionner La Bourdonnais Consultants, dédiée au conseil pour les affaires et autres conseils de gestion».
Pas sanction pour ceux qui rendent copie blanche
D’après
Paris-Match , cette société
devait permettre à Rachida Dati «de faire profiter de son expérience les grandes entreprises ou le cabinet d’avocats américain Wilkie Farr & Gallagher pour lesquels elle a déjà commencé à effectuer quelques missions». Un mélange des genres
qui fait grincer des dents à Bruxelles, selon France Info.
Les eurodéputés «qui ne fournissent pas ce document risquent jusqu'à la suspension mais rien n'est prévu pour ceux qui rendent copie blanche», souligne
La Tribune.
C. F. avec agence