Municipales à Corbeil-Essonnes: Deux recours en annulation déposés

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Publié le 9 octobre 2009.

ELECTIONS - Les candidats PS et PCF dénoncent les manoeuvres et les pressions du camp Dassault...

Deux recours en annulation des élections municipales partielles de Corbeil-Essonnes (Essonne) ont été enregistrés par le tribunal administratif de Versailles, a-t-on appris vendredi auprès de cette juridiction et des initiateurs de ces procédures.

Ces deux recours distincts ont été déposés par le candidat PS battu au premier tour Carlos Da Silva, et par Michel Nouaille, candidat PCF à la tête d'une liste de rassemblement de la gauche au second tour, battu de 27 voix par l'UMP Jean-Pierre Bechter, proche de Serge Dassault.

Multiples irrégularités

Michel Nouaille a annoncé avoir soulevé six griefs, dont des «dons d'argent», motif pour lequel le Conseil d'Etat avait annulé le scrutin de mars 2008 et déclaré l'ancien maire UMP Serge Dassault inéligible pour un an.

Il fait également état de «pressions sur les électeurs», d'irrégularité des votes par procuration, des moyens de propagande, de «manoeuvres électorales», et d' «irrégularités dans le budget de campagne» du candidat UMP Jean-Pierre Bechter.

«Dassault s’assoit sur la République»

Carlos Da Silva avait annoncé mercredi qu'il allait déposer un recours, mené avec Jacques Picard (Verts), également candidat au premier tour, sur deux types de griefs. «Un premier type de griefs concerne les opérations électorales au niveau du bulletin de vote et des déclarations de Jean-Pierre Bechter et Serge Dassault qui s'assoient publiquement sur la République et la démocratie puisque c'est une candidature qui vise à occuper le bureau de maire alors que cette personne (M. Dassault) est inéligible», a-t-il affirmé. Après sa victoire, Jean-Pierre Bechter avait déclaré devant les micros que Serge Dassault avait «bien été élu pour la quatrième fois maire».

Le tribunal administratif de Versailles avait refusé mi-septembre le retrait de bulletins de vote UMP mentionnant le nom de l'ex-maire Serge Dassault, après un référé introduit par Carlos Da Silva et Jacques Picard.

Propagande calomnieuse


«Le deuxième type de griefs porte sur les actes d'intimidation, de calomnie et les informations fausses, propagés pendant toute la campagne», a expliqué Carlos Da Silva, citant la «destruction de (s)on local et des tracts (le) traitant de raciste».

Au premier tour, Carlos Da Silva (18,98%) avait été devancé par le candidat communiste Michel Nouaille (24,33%), derrière lequel la gauche s'était unie pour le second tour.

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