Les honorés
«C'est un honneur pour la famille... nous sommes très contents que l'un d'entre nous ait été consacré. Nous félicitons Barack», a déclaré le demi-frère du président, Saïd Obama, depuis le village familial de Kogelo, au Kenya.
Les enthousiastes
Pour Hamid Karzaï, c'est «la bonne personne» pour une telle distinction. Le président afghan s'est félicité du choix du comité Nobel.
«Le Comité récompense votre engagement déterminé pour les droits de l'Homme, pour la justice et pour la propagation de la paix à travers le monde, selon les volontés de son fondateur, Alfred Nobel», a écrit Nicolas Sarkozy à Barack Obama. «Sachez que sur ce chemin, vous pourrez compter sur mon soutien résolu et sur celui de la France», conclut le président français.
Pour Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, Obama «personnifie un nouvel esprit de dialogue».
Les applaudisseurs
«Nous avons applaudi avec conviction». Le Conseil des ministres italiens a appris l'attribution du prix Nobel durant une réunion. Silvio Berlusconi a déclaré, à l'issue de cette réunion, que les ministres avaient alors applaudi.
Les étonnés
«Qui, Obama? Si vite? Trop vite! Il n'a pas eu le temps de faire quoi que ce soit. Pour le moment il ne fait que proposer», a déclaré Lech Walesa, chef historique du syndicat Solidarité, en Pologne, et ancien prix Nobel. «Parfois, le Comité Nobel donne son prix pour encourager une action responsable. Alors, donnons-lui une chance, à Obama», a-t-il ajouté.
Les dubitatifs
«Maintenant, il doit en faire quelque chose. Cela augmente les attentes de le voir défendre les nations opprimées», a déclaré Rebiya Kadeer, dissidente ouïghoure. Celle qui avait été pressentie comme lauréate possible s'est dite «très heureuse» que Barack Obama reçoive le prix.
Les «pas contrariés»
«Nous espérons que cela l'incitera à emprunter la voie qui apportera la justice dans le monde», a indiqué un proche conseiller du président iranien Mahmoud Ahmadinejad. «Nous ne sommes pas contrariés», précise-t-il.
Les contres
Les talibans afghans condamnent l’attribution du prix Nobel de la paix à Barack Obama, alors que ce dernier doit décider prochainement de l'envoi ou non de renforts militaires dans le pays.