Pour Hamon, Mitterrand «peut sans doute rester ministre», pour Huchon, «la balle est dans le camp du gouvernement»

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Publié le 9 octobre 2009.

REACTIONS - Jean-François Copé estime pour sa part qu'il a été «émouvant et sincère»...

Benoît Hamon prend acte. Mais le porte-parole du Parti socialiste, qui avait été le premier à gauche à dénoncer les écrits de Frédéric Mitterrand, se dit pas convaincu par les explications du ministre de la Culture sur TF1 jeudi soir. «Dont acte, c'était une déclaration qui était attendue de la part d'un ministre qui a longtemps entretenu l'ambiguïté sur ce sujet dans les déclarations qu'il avait faites autour de son livre (La mauvaise vie, ndlr)», a-t-il déclaré sur RTL. Prié de dire si l'intéressé pouvait rester ministre, il a répondu : «Il peut sans doute le rester.»

>> A suivre, tout au long de la journée sur 20minutes.fr, les réactions de la classe politique aux déclarations de Frédéric Mitterrand.

«C'était au président de la République de s'expliquer»

Et Benoît Hamon de se lancer dans une analyse confuse: «Il a eu des déclarations extrêmement claires hier, c'est incontestable», mais Frédéric Mitterrand «s'est livré à un amalgame que je ne supporte pas: il a pris les mots scabreux de l'extrême droite, les a dénoncés, et y a quelque part un petit peu associé celles et ceux qui, eux, s'étaient exprimés contre l'exploitation sexuelle». Quoi qu'il en soit, selon lui, cette affaire «laissera des traces» et «c'était au président de la République de s'expliquer».

Finalement, Jean-Paul Huchon, président PS du conseil régional d'Ile-de-France et candidat à sa succession, se montre plus sévère, estimant ce vendredi sur Canal+ que Frédéric Mitterrand avait quand même «reconnu» avoir «pratiqué le tourisme sexuel». «Ce n'est pas à moi de demander la démission du ministre» mais «quand vous êtes un ministre, vous êtes un homme public et a priori le public attend que vous soyez, sur des terrains comme celui-là en particulier, irréprochable», a-t-il poursuivi. «La balle est dans le camp du gouvernement».

A droite, on se satisfait des explications données par le ministre. «Je l'ai trouvé émouvant et sincère», a jugé Jean-François Copé au micro de France Info ce vendredi matin. Selon le patron des députés UMP, Frédéric Mitterrand «a répondu à deux interrogations» essentielles: «Il a été très clair en condamnant la pédophilie et le tourisme sexuel.» Et de conclure: «Je crois qu'il a été convaincant».
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