En «absolvant Mitterrand, Sarkozy risque de brouiller son message sécuritaire»

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Publié le 9 octobre 2009.

REVUE DE PRESSE - Les médias restent partagés au lendemain de l'intervention du ministre de la Culture sur TF1...

Même après les explications, l'affaire Mitterrand continue de semer le trouble. Cette analyse du Parisien ce vendredi matin reflète l'état d'esprit de la presse quotidienne, qui reste partagée, même si elle souligne dans son ensemble la «sincérité» et «l'émotion» du ministre de la Culture lors de son intervention télévisée au 20h de TF1. Une intervention dont même certains médias anglo-saxons, comme CNN la BBC ou The Guardian, se font l'écho.

Pour Le Figaro, Frédéric Mitterrand a répondu aux accusations. Mais la polémique lancée par le Front national continue d'embarrasser la droite, qui voit l'extrême droite empiéter sur son terrain.

«Inadéquation avec le discours sécuritaire du pouvoir»

La République du Centre souligne également qu'en «absolvant Frédéric Mitterrand, Nicolas Sarkozy risque de brouiller son message sécuritaire, et celui de Brice Hortefeux, sur la lutte implacable contre toutes les formes de criminalité ou de perversion et la protection des victimes».

Idem dans Le Midi Libre, qui écrit que «le ton libéral de Mitterrand en matière de moeurs est en totale inadéquation avec le discours sécuritaire du pouvoir».

Au contraire, se réjouit pour sa part Le Télégramme, «un tabou a été brisé dans la politique française où le respect de la vie privée fut longtemps le cache-sexe de la protection des élites et d'une certaine complaisance des journalistes accrédités».

«Frédéric Mitterrand n’a pas écrit une "apologie"»

Libération estime en effet que «si l’on enquête sur la vie privée du ministre, il faudra alors fouiller dans celle de tous les autres responsables politiques». Et Laurent Joffrin de s'interroger: «Veut-on une société de la totale transparence, c’est-à-dire une société de l’inquisition?». Car pour Laurent Joffrin, tout, dans cette polémique, tient à un mot:«apologie». «Or Frédéric Mitterrand n’a pas écrit une "apologie" mais une confession. Nuance décisive.»

Pour La Voix du Nord, «la seule question qui se pose est: ce récit intime et douloureux est-il indigne d'un ministre de la République ?» Non, semble penser L'Est Républicain: «Au fond, cette atmosphère de lynchage, ce populisme tous azimuts, ces pathétiques calculs politiciens devraient suffire à conforter au gouvernement Frédéric Mitterrand».

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C. F.
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