POLITIQUE - En moins de deux ans, le fils cadet de Nicolas Sarkozy a réussi à s'imposer comme une figure de la vie politique de Neuilly et des Hauts-de-Seine...
A un âge, (23 ans), où on a plutôt tendance à prendre son temps et découvrir les plaisir de la vie, le fils du président de la République Jean Sarkozy, va vite, très vite. Marié, bientôt père de famille, et toujours en droit à l’université Paris I. Mais surtout, un homme politique déjà incontournable dans les Hauts-de-Seine. Retour en cinq dates sur une ascension éclair.
Février 2008: Première incursion en politique
Jean Sarkozy se présente au conseil municipal de Neuilly, sur la liste de David Martinon. Ce dernier, alors porte-parole de l'Élysée, est parachuté à Neuilly pour contrer le candidat divers droite Jean-Christophe Fromantin, dissident de l’UMP.
Mais, après la publication d'un sondage défavorable à David Martinon, Jean Sarkozy d’abandonner Martinon en rase campagne pour se présenter au poste de conseiller général des Hauts-de-Seine pour le canton de Neuilly-sur-Seine-Sud. La liste du candidat divers droite Jean-Christophe Fromantin reçoit le soutien de l'UMP et remporte l'élection.
Mars 2008: Première victoire
Jean Sarkozy est élu lors des élections cantonales des 9 et 16 mars 2008. À 21 ans, il devient le plus jeune conseiller général de France. D’emblée, il explique qu’il ne fera pas tapisserie.
Avril 2008: Chef de file de l’UMP à Neuilly
Jean Sarkozy
récupère la direction de la section UMP de Neuilly-sur-Seine, où son père a été maire pendant près de vingt ans. L’occasion pour lui de jouer les sauveurs, en ramenant «le calme et la sérénité» dans une section déchirée par l’élection municipale.
Juin: Tête du groupe UMP au Conseil général du 92
Le 16 juin, Jean Sarkozy
prend la tête de l’omnipotent groupe «UMP-Nouveau Centre-divers droite» du Conseil général des Hauts-de-Seine. Grincement de dents général, mais Jean Sarkozy assume: «Je suis vierge des divergences du passé.»
Octobre 2009: Candidat à la présidence de l’Epad
Jean Sarkozy se porte candidat à la tête de l'Etablissement public d'aménagement du quartier d'affaires de La Défense (Epad), soutenu par les conseillers généraux de la majorité. La veille de l'élection, le fils du président annonce qu'il
renonce au poste. «Je ne veux pas d'une victoire qui porte un tel soupçon. J'ai pris seul ma décision et je l'assume seul», déclare-t-il. Jean Sarkozy envisage tout de même d'être administrateur de l'Epad. Et pour la suite?
B.D.