Frédéric Mitterrand au 20h de TF1: «Je condamne la pédophilie, à laquelle je n'ai jamais participé»

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Publié le 9 octobre 2009.

POLITIQUE - Le ministre Culture et de la Communication s'est défendu après le polémique dont il fait l'objet...

Il s'est déjà exprimé plusieurs fois dans les médias. Frédéric Mitterrand a de nouveau pris la parole ce jeudi soir dans le 20h de Laurence Ferrari sur TF1 au sujet de la polémique autour de son livre La Mauvaise Vie. S'il a reconnu à demi-mots s'être livré au tourisme sexuel, tout en assurant condamner cette pratique aujourd'hui, il a nié tout acte de pédophilie, assurant que ses partenaires avaient à l'époque le même âge que lui.

>> Lire la revue de presse de ce vendredi, après l'intervention télévisée de Frédéric Mitterrand

«Je condamne la pédophilie, à laquelle je n'ai jamais participé, en aucune façon», a déclaré avec force Frédéric Mitterrand en conclusion de son intervention. Avant celà, le ministre de la Culture est revenu sur les passages de son livre qui ont jeté le trouble.

«Ce n'est ni un roman ni mes mémoires», a-t-il affirmé, très ému, d'une voix tremblante. Pour Frédéric Mitterrand, La mauvaise vie décrit «une vie qui ressemble beaucoup à la (s)ienne». C'est est un «tract» à l'attention de ceux qui «sont différents» et en ont souffert. Insistant sur le titre de son livre, le ministre a précisé qu'il ne fait «en aucun cas l'apologie du tourisme sexuel», «même si un des chapitres est précisément une traversée de cet enfer, avec la fascination que cet enfer peut susciter».

Des relations sexuelles «tarifées»

«Je n'ai jamais fait de mal personne», promet Frédéric Mitterrand. Selon lui, les politiques ayant évoqué la pédophilie ont confondu avec leurs propres fantasmes. Frédéric Mitterrand reconnaît avoir eu des relations sexuelles «tarifées» avec des garçons de son âge ou cinq ans de moins: «Oui j'ai eu des relations avec des garçons, mais il ne faut pas confondre la pédophilie et l'homosexualité».

Frédéric Mitterrand a commis «une erreur, oui, un crime, non, une faute, même pas» ou alors juste «une faute contre l'idée de la dignité humaine». Mais le récit n'est pas «complètement autobiographique, et le ministre n'a «aucunement» envisagé de démissionner, ce qui ne lui a d'ailleurs pas été demandé au cours de ses entretiens avec Nicolas Sarkozy et François Fillon, a-t-il assuré, faisant état de nombreux témoignages de soutien.

«Le ministre de la Culture et de la Communication n'abandonne pas les artistes», a par ailleurs justifié Frédéric Mitterrand au sujet de son soutien à Roman Polanski. Il a reconnu avoir été très ému, voire «trop émotif» au moment de l'arrestation.

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Le contexte
Les mots de soutien adressés par Frédéric Mitterrand au cinéaste Roman Polanski, accusé d’avoir violé une adolescente de 13 ans, ont mis le feu aux poudres et remis un coup de projecteur sur un ouvrage publié quatre ans auparavant. Il y relate ses expériences de tourisme sexuel et confie avoir payé, en Thaïlande, un dénommé Bird pour une prestation.

Le Front national a été le premier à dégainer. Sur France 2 lundi soir, dans l'émission Mots croisés, la vice-présidente du Front National Marine Le Pen s'est interrogée sur la «tache indélébile» que constitue la présence de Frédéric Mitterrand au gouvernement. Puis le PS a surenchéri, Benoît Hamon se disant «choqué» par le comportement d'un «ministre consommateur».
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