Clearstream: Rondot face à Villepin, Jean-Pierre Raffarin, la 9ème journée, en live comme au tribunal

30 contributions
Publié le 7 octobre 2009.

JUSTICE - Entendus séparément, l'ex-Premier ministre et le général vont confronter leurs versions ce mercredi...

Le live est maintenant terminé. Retrouvez dans quelques instants la synthèse de l'audience de ce mercredi sur 20minutes.fr...


19h35: Dominique de Villepin nie avoir participé à l'affaire Clearstream, qui aurait signé sa "mort politique".
C'est l'un des moments forts de la journée.

19h33: "Toutes vos questions sont sans fondement, monsieur le procureur" s'enflamme Dominique de Villepin.
Le substitut du procureur reprend d'une voix toute douce, toute calme, face à un Dominique de Villepin énervé.

19h31: Où l'on parle de Nicolas Sarkozy
"Toute l'histoire de ma relation avec Nicolas Sarkozy montre que je n'ai pas voulu régler de compte et que j'ai fait abstraction des coups qui m'étaient portés", affirme Dominique de Villepin. On n'a pas parlé de Nicolas Sarkozy affirme-t-il: "c'est un fait et c'est une preuve", l'ancien premier ministre poursuit: "on ne dénonce pas calomnieusement quelqu'un. On ne demande pas à quelqu'un d'aussi compétent de le faire."

19h30: Grande envolée lyrique de Dominique de Villepin
qui parle d'un scribe avec son carnet et son petit stylo...

19h19: Le substitut du procureur s'adresse maintenant au général Rondot
Il veut mieux définir les instructions qu'aurait pu donner Dominique de Villepin.

19h15: "J'étais dans mon univers, toujours convaincu", s'enflamme Gergorin

19h14: "Imad Lahoud est un drôle de zig"
Gergorin confirme que le général, à partir de l'entretien de juillet et le diner de septembre, lui a fait passer le message: "Imad Lahoud est un drôle de zig" et "tout ceci va mal finir".

19h12: "Jean-Louis Gergorin suit ses idées. C'est difficile de lui dire d'arrêter. Il est convaincu"
Le général Rondot avoue son impuissance: "Je n'ai aucune autorité sur JL Gergorin, il fait ce qu'il veut".

19h06: Pour Dominique de Villepin, la réunion de juillet, c'était pour éviter les rivalités de service.
Concrètement, Rondot devient l'interlocuteur de la DST dans l'enquête.

19h03: Dominique de Villepin: "Le général Rondot notait quelques mots sur ses fiches"
Selon l'ancien Premier ministre, ces "petites annotations" peuvent, ensuite porter à interprétation...

18h44: Dominique de Villepin est rappelé à la barre
Le président essaie de comprendre quand Villepin et Rondot se sont contactés. Pour une fois, ils sont d'accord.

18h43: Lahoud retourne à sa place.
Le président se retourne vers le général: "vous avez confirmé les termes autour de la réunion du 9 janvier". Selon Rondot, Dominique de Villepin lui avait confié une mission qui allait dans le même sens que celle du ministère de la Défense.

18h22: "On m'a jamais demandé de rédiger des notes dans un sens souhaité", s'offusque le général Rondot. "On a un code, on a un règlement et on peut refuser. Je maintiens les termes de cette note, qui n'a pas été conçu pour couvrir le ministère de la Défense".

18h18: Rondot s'énerve: "Je ne suis pas un serpent avec un joueur de flûte"

18h13: Dominique de Villepin demande la parole pour se défendre
Des versions de la soirée de la garde-à-vue de Lahoud, il y en a plein, explique-t-il.

18h04: neuveu, cousin... toute la famille Rondot y passe
Rondot ne parle plus à son cousin qui a parlé à la presse...

18h01: Maître Herzog prend la parole

17h59: Gergorin raconte comment il a reçu une avoinée du général Rondot...
car la "source", Lahoud, est en examen...

17h57: Le procureur Marin reprend les questions

17h54: Villepin conteste le récit de Gergorin avec ses mains
Résultat: il fait tomber le micro... en s'excusant: "Désolé, je ne suis pas informaticien, ni technicien". "Moi non plus", répond le président.
"Y'a qu'à demander à Lahoud", lance alors un avocat dans la salle. Ce qui fait rire l'ancien Premier ministre.

17h54: "Il y a manifestement un malentendu entre vous", estime le président.
Sans blague ???

Dominique de Villepin va à l'AREOport. Si, si Aréoport. C'est rien que pour les Premiers ministres

17h52: Maître Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy ne tient plus assis
Il bondit, remue ses lunettes qu'il porte à la main, relis un document...

17h50: Gergorin revient à la barre
De dos, de gauche à droite, du plus grand au plus petit: Villepin, Gergorin, Lahoud.
Un peu plus à droite, stoïque, le général Rondot écoute.

17h45: Voix calme, assurée
L'ex Premier ministre prend un ton très professoral, posé, pour développer sa version des faits.

17h44: Dominique de Villepin arrive à la barre
A-t-il demandé à faire libérer Lahoud de garde-à-vue? Non dit-il, il n'est pas d'accord avec les propos du général Rondot.

17h40: Les avocats des parties civiles s'amusent beaucoup
Faut dire que les notions informatiques de Rondot, c'est pas trop ça...

17h36: "Quand on n'a pas le choix, on fait des choses pas intelligentes"
"Aujourd'hui, je dis la vérité". Séquence émotion. Lahoud joue les victimes. "Personne ne m'a aidé. Aujourd'hui, je suis enseignant et je suis content." "J'assume tout. Mais je n'assume pas ce que je n'ai pas fait". "J'ai 42 ans, c'est mon anniversaire, j'ai un job, que j'ai eu par moi même".

17h36: "Quand on n'a pas le choix, on fait des choses pas intelligentes"
"Aujourd'hui, je dis la vérité". Séquence émotion. Lahoud joue les victimes. "Personne ne m'a aidé. Aujourd'hui, je suis enseignant et je suis content." "J'assume tout. Mais je n'assume pas ce que je n'ai pas fait". "J'ai 42 ans, c'est mon anniversaire, j'ai fait un mauvais

17h34: "Le général Rondot m'a toujours très bien traité" reconnaît Imad Lahoud
Alors qu'un avocat souligne un liste de mensonges... "Je regrette ces mensonges", répond Lahoud.

17h28: Lahoud est sur le gril
Il galère.

17h24: Le substitut du procureur prend le relais avec les questions
Il s'adresse au Général, pour essayer de comprendre comment Lahoud lui remet les courriers.

17h22: Dominique de Villepin attend son heure...
Il doit se sentir bien seul sur le banc...

17h18: Denis Robert demande à Lahoud "est-ce tu admets que tu m'as amené au coeur d'EADS?"
Le président l'arrête. "Pardon, excusez-moi". Un prévenu ne peut pas en interroger un autre...

17h13: "on a du mal à vous suivre", dit le président à Lahoud
Ce dernier renvoie la balle à Gergorin: c'est lui qui donnait les instructions.

17h08: "Le 9 mai 2006, j'ai eu des appels de journalistes par dizaines qui m'attribuaient l'envoi des lettres du corbeau." C'est Denis Robert qui raconte ça. Accusant Lahoud d'être à l'origine de ça. Lahoud aurait dit à Rondit que Robert a rédigé les lettres, ce qui apparaît dans les carnets du général.

17h06: Denis Robert vient à son tour à la barre
Il dément ce que dit Lahoud: il ne lui a pas remis la lettre du corbeau.

17h05: "C'est pas moi c'est lui"
Lahoud et Gergorin se renvoient la balle... C'est partie pour durer, chacun campe sur ses positions.

17h03: "C'est J-L Gergorin qui me remettait les documents que j'ai pu remettre au général Rondot" Imad Lahoud n'en démord pas. Gergorin non plus.

17h: "Imad Lahoud savait que je n'y connaissais rien. Il aurait très bien pu sortir ces documents sans se connecter", continue le général.

16h58: "En informatique je n'y connais rien", reconnait Rondot
Du coup, quand l'imprimante sort un listing, dur de savoir d'où il vient. "J'ai été impressionné par la facilité avec laquelle Imad Lahoud pouvait pénétrer ce système. Ca m'a paru trop beau pour être vrai. J'ai eu comme un doute, mais plus tard."

16h57: Gergorin dit des propos de Lahoud "C'est faux, c'est totalement faux".
Lahoud, lui maintient.

16h56: Gergorin revient à la barre, pour parler de hacking
Face au président, de droite à gauche: Gergorin, Lahoud, Rondot.

16h53: Le général revient, confirmant qu'Imad Lahoud est sa source
Il explique que Lahoud a fait des démonstrations de "hacking".

16h52: "Jean-Louis Gergorin voulait pousser le général à mener ses enquêtes"

16h51: Lahoud explique qu'il a remis des listings au général
Qu'il a donné des infos sur Clearstream, que lui avait remises Jean-Louis Gergorin.

16h50: Imad Lahoud arrive à la barre
Le président rappelle que le général Rondot l'avait décrit comme sa "source", son "fournisseur d'informations". "Ce qui vient en contradiction avec vos déclarations" souligne le président.

16h49: De sa démarche raide, il entre dans la salle
Costume sombre, chemise claire.

16h48: L'audience reprend
Le général Rondot n'est pas encore dans la salle.

16h39: Elle arrive cette confrontation Villepin/Rondot ? demande Patek, dans les commentaires. Oui, oui, elle arrive, juste après la suspension de séance qui a lieu actuellement...

"Elle n'est pas terrible cette nouvelle série française, les épisodes trainent trop en longueur. En revanche j'aime beaucoup la nouvelle saison de Dexter. Les américains sont quand même plus forts en matière de feuilletons", s'amuse Karamba!! dans les commentaires.

15h41: Voilà maintenant l'éditeur de Robert à la barre
Laurent Beccaria.

15h40: Encore un blanc. Personne à la barre.
On attend un ènième témoin. L'audience du jour manque de rythme.

15h39: Le président se fout de la gueule de Lahoud, qui ne veut pas nommer quelqu'un
"Rassurez-moi, ce n'est pas couvert par le secret défense"

15h35: Tellement passionnant qu'un journaliste fait des mots croisés...
Un autre lit l'Equipe. Hum. Pas très confraternel, sachant que c'est un journaliste à la barre...

15h27: On parle du père Noël maintenant...
Qui amène des listings aux journalistes. Si, si.

15h04: Pascal Laurent, réalisateur et journaliste arrive à la barre
Il vient aussi soutenir Denis Robert, comme Serge July.

15h03: Bon ben en fait, non, il reste encore 2 témoins
La suspension, ce sera pour après. Décidément, ça cafouille aujourd'hui

15h02: suspension de séance
On se retrouve après avec les confrontations.

15h01: Bon, ben c'est déjà fini...
L'avocat d'Ambiel s'est trompé sur les dates...

15h: Encore un ancien directeur de cabinet de Raffarin à la barre, Pierre Steinmetz...
Il l'était jusqu'en octobre 2003, donc avant que Raffarin ne soit au courant de l'affaire...

14h52: Michel Boyon fait lui aussi part de doutes dès la prise de connaissance de l'affaire

14h47: "J'ai été informé par J-P Raffarin le 5 juillet 2004, qu'il avait reçu de Dominique de Villepin durant une communication téléphonique, qu'il croyait que savoir que prochainement dans la presse, allait sortir une affaire de corruption internationale"

14h45: Michel Boyon est appelé comme témoin
C'est l'ancien directeur de cabinet de J-P Raffarin

14h45: "Personne n'a de question pour Monsieur July?" demande le président
Apriori non... il s'en va.

14h39: Pas grand monde ne suit
Des avocats papotent entre eux, la moitié des journalistes sont partis.

14h38: Serge July égraine les "qualités" de son ancien journaliste
"Il a une qualité: c'est qu'il va voir les gens qu'il met en cause". Par exemple, Edouard Balladur.

14h31: Serge July dresse le portrait du journaliste
Ses enquêtes, ses reportages, en Lorraine.

14h28: Serge July arrive à la barre
C'est l'avocat du journaliste Denis Robert qui a demandé sa venue. Pendant 13 ans, il a été le chef de Denis Robert.

14h26: J.-P. Raffarin quitte la salle, beaucoup plus souriant qu'à l'entrée
Soulagé? Pendant ce temps-là, les avocats sont dissipés.

14h24: "Nous sommes dans une situation exceptionnelle", analyse J-P Raffarin
Le fait, par exemple, que Dominique de Villepin demande au général Rondot, dépendant d'un autre ministère, un travail qu'il doit garder secret...

14h20: un deuxième avocat de Villepin aux questions: Maître Brossolet

14h16: "Monsieur le président, je ne sais toujours pas où est la vérité", déclare J-P Raffarin

14h13: Maître Metzner, avocat de Dominique de Villepin s'avance
Il revient sur le fait que DDV n'aurait pas informé J-P Raffarin de la présence de son collaborateur, Dominique Ambiel, sur les listings. Mais ils ne figurent pas sur les listings de 2004, souligne l'avocat. "Ils vous posent une questions sur un non-évènement". De plus, précise-t-il, DDV n'a pas vu les listings... "Est-ce que vous ne trouvez pas surprenant qu'on vous pose une question avec des éléments faux?"

14h12: "Vous avez quitté vos fonctions quand?"
"C'est une information tout à fait publique", s'amuse J-P Raffarin. L'avocat veut savoir ce qu'il a fait au dernier moment, au moment de partir. J-P Raffarin s'énerve un peu "j'ai par exemple remis une légion d'honneur, juste avant de partir".

14h10: "Je découvre l'implication de M. Ambiel qu'au printemps 2006"
J-P Raffarin appuie ses affirmations de sa gestuelle.

14h09: L'avocat ne s'arrête plus
Dans les bancs de la presse, on s'impatiente

14h05: Question fleuve de l'avocat...
Jean-Pierre Raffaire, le fixe.

14h04: Maître Binet, l'avocat de Dominique Ambiel arrive pour interroger le témoin

14h02: Intervention de Dominique de Villepin pour faire libérer Lahoud, en garde à vue?
J-P Raffarin s'est dit "étonné" lors de son audition, dans le cadre de l'enquête.

14h01: Le procureur Marin passe aux questions
Il veut savoir s'il y a eu des instructions du président de la République. J-P Raffarin dit qu'il n'en a jamais entendu parler, lui.

14h00: Dominique de Villepin s'amuse
"A l'evocation de Ambiel, ex-dircom de Raffarin, DDV éclate de rire", raconte Obs_Clearstream, sur Twitter.

13h58: On parle maintenant de Monsieur Ambiel, conseiller de Raffarin, à ce moment-là

13h55: Et l'implication du général Rondot, demande le président, quand l'a-t-il apprise?
"Pas avant de 2006. Au printemps 2006". En gros, au moment où c'est sorti dans la presse.

A lire ailleurs
Mais qui est vraiment le général Rondot? Pas un "maître espion", en tout cas, estime Rue89.

13h50: "Le ministre de l'Intérieur n'a pas jugé les informations assez fiables pour les transmettre au Premier minitre", constate-t-il.

13h49: "Se pose la question de la transmission d'un dossier dans l'appareil d'Etat" s'interroge J.-P. Raffarin, qui a été informé très tardivement de l'affaire

Pendant ce temps-là...
Alain Juppé dit avoir de la compassion pour Dominique de Villepin... "J'ai avec Dominique de Villepin des relations d'amitié anciennes et qui sont intactes", a-t-il affirmé sur France Info.

13h46: "J'ai tout de suite une réaction de distance"
J-P Raffarin estimait l'affaire "peu crédible" à l'époque. Il a demandé à son cabinet des informations sur la véracité du contenu de l'article. "J'étais serein".

13h45: "Je n'ai jamais parlé de cette affaire avec le ministre de la Défense", affirme Raffarin

13h44: Jean-Pierre Raffarin explique comment il a été informé de l'affaire Clearstream
C'était juste au moment de la publication de l'article du Point révélant l'affaire au grand public. Il en parle alors avec le ministre de l'Intérieur.

13h42: A partir de 16h, le général Rondot sera de retour
Il sera confronté aux prévenus, notamment à Dominique de Villepin. Mais "qu'attendre d'une confrontation 2 jours après l'audition de Rondot ? Curieuse gestion du planning de l'audience...", note Amaury Guibert, journaliste à France 2, sur Twitter.

13h41: J-P Raffarin arrive au tribunal, il marche, lentement jusqu'à la barre
"Monsieur le Sénateur", commence le président.

13h39: l'audience est ouverte

13h31: Imad Lahoud et Florian Bourges papotent tranquillement...

13h30: La guest-star du jour, c'est Jean-Pierre Raffarin
Selon des rumeurs, il serait bien dans le tribunal... hier, on ne savait pas s'il allait venir. Deux Premiers ministres dans la même salle d'audience: y'a du beau monde à Clearstream!


Clearstream: Villepin et Rondot s'affrontent à la barre

Ils se sont contredits séparément, ils vont être entendus ensemble ce mercredi. L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin et le général Philippe Rondot vont raconter «leur» affaire Clearstream devant le tribunal correctionnel de Paris.
 
>> Retrouvez notre suivi de l'audience en direct du Palais de justice à partir de 13h30
 
Lundi, le général avait démonté point par point les explications que l'ancien Premier ministre avait données mercredi dernier aux juges. Ce dernier avait notamment assuré à trois reprises n'avoir jamais évoqué le cas de Nicolas Sarkozy lors d'une réunion avec Philippe Rondot et Jean-Louis Gergorin. Une version contredite par les notes consignées par le général dans son fameux carnet.
 
«J'ai agi en militaire. Je n'admets pas qu'on mette ma parole en doute. Je n'ai pas un QI de pétoncle!», a-t-il déclaré lundi à l'audience. Après l'audition du juge Renaud van Ruymbeke mardi, cette nouvelle journée d'audience promet d'être tendue.
Oriane Raffin, envoyée spéciale au Palais de Justice de Paris
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
Electromenager
849.99 €
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr