Poids des mots, choc des images

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Publié le 7 octobre 2009.

Le documentaire écologique est une tendance lourde au cinéma. Après Une vérité qui dérange, sur l'engagement d'Al Gore ; après Home, de Yann Arthus-Bertrand, voici Le Syndrome du Titanic en guise de nouvel avertissement. Poids des mots : « On ne consomme plus, on se consume. » Choc des images : cimetière de carcasses d'avion en plein désert américain... Voilà de quoi exciter la curiosité. Et ce qu'il faut d'indignation. Mais aussi une certaine fascination avec ces cadres somptueux signés Jean-Albert Lièvre, coréalisateur du film et complice de Nicolas Hulot sur « Ushuaïa ». Il ne manque qu'un peu d'humour, mais à l'évidence, on n'est pas là pour rigoler. Ce film est un manifeste politique dont les ficelles appartiennent, de fait, au cinéma de propagande : à preuve cette séquence qui alterne les images tourmentées de traders new-yorkais et de fidèles suppliant dans une église africaine. La confrontation des images, par l'artifice du montage, crée des étincelles. Et ça marche : on sort de la salle convaincu que la planète est en train de brûler. W

S. L.

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