AF447: «Le crash aurait pu être évité»

35 contributions
Publié le 4 octobre 2009.

ENQUÊTE - C'est ce qu'affirme un syndicat de pilote qui a mené une contre enquête...

Les sondes Pitot de mesures de vitesse sont à l'origine du crash du vol AF 447 en juin qui est un «échec collectif», affirme le syndicat de pilotes Spaf dans une contre-enquête qu'il remettra cette semaine aux juges chargés du dossier, selon le Journal du Dimanche.

Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), chargé de l'enquête technique en France de l'accident de l'Airbus A330 qui a fait 228 morts le 1er juin entre Rio et Paris, a affirmé, dans ses premières conclusions le 2 juillet, qu'une défaillance des sondes pitot était «un élément, mais pas la cause» du crash.

«L'accident aurait pu être évité»

Dans leur rapport, deux pilotes, Gérard Arnoux, commandant de bord sur A320 et président du Syndicat des pilotes d'Air France (Spaf), et Henri Marnet-Cornus, commandant de bord sur A330, à la retraite, affirment que l'accident «aurait sans doute pu être évité». «Un tel événement ne se résume pas à une cause unique. Mais il est une vérité incontestable que nous devons marteler sans relâche: sans la panne des sondes Pitot, il n'y aurait pas eu d'accident», affirme Gérard Arnoux .

«Le BEA cherche à minimiser le rôle des sondes»

Les sondes Pitot, qui ont livré des mesures incohérentes dans le cas de l'AF 447, permettent aux pilotes de contrôler la vitesse de leur appareil, un élément crucial pour son équilibre en vol. Selon Gérard Arnoux, «le BEA cherche à minimiser le rôle joué par les Pitot parce qu'il n'a pas diligenté les enquêtes que les lois et règlements lui imposaient de faire depuis au moins le signal d'alarme tiré par son homologue allemand en 1999, et en tout état de cause depuis les incidents de 2008». Selon une note interne diffusée en juin aux pilotes, Air France a connu au total neuf incidents de givrage des sondes Pitot entre mai 2008 et mars 2009, dont huit sur des avions long-courrier A340 et un sur un A330.

>> Retrouvez notre dossier sur le crash du vol AF 447 par ici

Gérard Arnoux affirme que «tous les acteurs ont sous-estimé le problème des sondes». «Il s'agit d'un échec collectif et d'une faillite totale du processus de retour d'expérience. La DGAC (Direction générale de l'aviation civile) et l'AESA avaient l'obligation réglementaire de traiter ces incidents graves selon des procédures bien établies, ce qu'ils n'ont pas fait», estime-t-il.

Avec agence
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr