Cavale de Jean-Pierre Treiber: comment s'organise l'enquête?

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Publié le 1 octobre 2009.

EVASION - Cela fait maintenant trois semaines que le fugitif reste introuvable. Le point sur les moyens déployés...

Jean-Pierre Treiber, seul suspect dans l'affaire du double meurtre en 2004 de Géraldine Giraud et de son amie Katia Lherbie, s'est évadé le 8 septembre dernier de la prison d'Auxerre. Trois semaines après, le fugitif reste introuvable. Comment s'organise l'enquête? 20minutes.fr fait le point.
 
Le nombre d'hommes mobilisés passé sous silence
 
Si les effectifs déployés lors de la battue dans la forêt d'Orthe, où Treiber était supposé se cacher, avaient été largement communiqués (une centaine de gendarmes, des motards, des maîtres chien...) les premiers jours de la cavale, les services chargés de l'enquête taisent désormais le nombre de policiers et de gendarmes qui travaillent actuellement sur l'affaire. Et ce pour des raisons des raisons de confidentialité sur une enquête devenue sensible.
 
Trois services de police mobilisés pour l'enquête
 
Selon nos informations, trois services oeuvrent à retrouver le fugitif, en se coordonnant. Il s'agit de la police judiciaire d'Auxerre, de l'Office central de lutte contre le crime organisé et la Brigade nationale de recherche des fugitifs.
 
La gendarmerie sur le pont pour surveiller le territoire
 
Les services de gendarmerie participent aux recherches en diffusant le signalement de Jean-Pierre Treiber à l'ensemble des brigades de France ainsi qu'à la gendarmerie des transports aériens et la gendarmerie maritime, au cas où il essaierait de se déplacer ou de quitter le territoire. Les unités de sécurité routière sont en veille également. «Avec une brigade de gendarmerie par canton, nous assurons le maillage du territoire», explique-t-on à Auxerre.
 
L'audition des proches
 
Du côté de l'enquête judiciaire, on procède à l'audition de l'entourage de Treiber. Mercredi, son frère et son beau-frère ont été placés en garde à vue puis relâchés. Une dizaine de proches et de parents ont également été interpellés dans le Haut-Rhin, la Seine-et-Marne et l'Yonne puis remis en liberté très rapidement, les enquêteurs ayant vérifié qu’ils ne cachaient pas le fugitif. Une perquisition a par ailleurs eu lieu le même jour à Melun (Seine-et-Marne) au domicile de la mystérieuse visiteuse de Treiber à la maison d'arrêt d'Auxerre.
 
La collecte de preuves
 
En dehors des éléments qui ont permis à Treiber de s'évader, dont le fameux carton, les traces du fugitif se font rares. A l'exception de deux lettres, adressées semble-t-il le même jour (le 14 septembre) à l'hebdomadaire Marianne et à ses parents. Des pièces importantes pour tenter de localiser ou en tout cas de retracer son itinéraire.
 
Des recherches qui peuvent durer longtemps
 
Trois semaines d'évasion, c'est à la fois long et court. «On met en moyenne huit mois pour retrouver un détenu», indique-t-on à la police judiciaire d'Auxerre.
Catherine Fournier
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