«Lors de ce type de scrutin, la participation tourne autour de 40-50%», reconnaît le porte-parole du PS. «A partir du moment où il n'y a pas de conflit, il y a peu de médiatisation et donc, peu de participation, note Jean-Christophe Cambadélis. Dès [ce soir] nous aurons le blanc-seing des militants pour passer à une nouvelle étape de la rénovation.» Toutefois, si le résultat ne fait guère de doute, le scrutin met aussi en lumière la désertion des militants.
Selon le dernier décompte officiel réalisé par le Bureau national des adhésions (BNA), le corps électoral du parti s'élève à 200 000 votants, soit tout juste 30 000 de moins qu'il y a un an. Seulement, à y regarder de plus près, le nombre de militants ayant payé leur cotisation, et donc autorisés à voter, est tombé à 64 000. Au PS, on se veut rassurant: «On peut se mettre à jour de ses cotisations au moment du vote. Moi-même, je ne suis pas à jour», affirme Benoît Hamon.
Difficile pourtant de croire que 130 000 personnes se déplaceront ce soir avec leur carnet de chèques dans les sections... Arnaud Montebourg, le secrétaire fédéral en charge de la rénovation, qui « appelle les militants à s'emparer de ce scrutin », le reconnaît à demi-mot : « Nous avons l'impression que les militants ont perdu la foi », mais il compte sur la « révolution rénovatrice » pour la leur redonner. Verdict ce soir.