Deux jeunes meurent dans une fusillade à Saint-Ouen: Hortefeux reçoit les élus du 93

VIOLENCES Le ministre de l'Intérieur les recevra mardi...

AA et A.S. avec agence

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Brice Hortefeux recevra mardi les élus de Seine-Saint-Denis après une fusillade entre bandes qui a fait deux morts samedi après-midi dans un quartier de Saint-Ouen. La maire (PFC) de la ville, Jacqueline Rouillon, a indiqué à «20 Minutes» que le ministre de l'Immigration accueillerait les édiles pour parler des problèmes de trafic de drogue dans le département.

La fusillade de Saint-Ouen serait le fruit d'un «règlement de compte entre bandes», a déclaré Nathalie Orioli, une responsable du syndicat de police Union-SGP-Unité police pour le Grand Paris, tout en indiquant ne pas disposer d'éléments supplémentaires dans l'immédiat. Et d'après les premiers éléments de l'enquête, «il pourrait s'agir d'un règlement de compte lié à la drogue«, a précisé leparisien.fr. La police est sur place et un périmètre de sécurité a été délimité.

La fusillade s'est produite «dans le quartier Arago vers 17h». La première victime, âgée de 25 ans, est décédée sur place. La seconde, tout juste majeure, selon l'agence Reuters, 29 ans selon l'AFP, est morte à l'hôpital Bichat, dans le Nord de Paris.

«Rétablir l'ordre»

Des représentants de la mairie de Saint-Ouen se sont également rendus sur les lieux, d'après la municipalité. Notamment la maire (PCF) de Saint-Ouen, Jacqueline Rouillon, qui a estimé que la fusillade était «liée au développement de la pratique mafieuse pour le contrôle des stupéfiants sur la ville». D'après l'élue, il y a un lien entre «l'installation et la profondeur du trafic de drogue» autour de la gare de Saint-Denis, toute proche, et «l'augmentation du trafic» à Saint-Ouen, vieille ville ouvrière frappée par la désindustrialisation. Bouleversée, elle a réclamé que «la police et l'Etat soient présents dans ces quartiers pour rétablir l'ordre».

Une jeune femme, Nadia, 27 ans, a confié à une journaliste de l'AFP: «C'est grave qu'on assiste à ces violences en plein jour, un weed-end».

Série noire

Saint-Ouen a déjà été le théâtre d'une fusillade le 13 juillet: un homme de 20 ans était mort après avoir reçu une balle dans la tête lors d'une rixe avec armes à feu entre bandes rivales. Une trentaine de jeunes formant deux bandes de la cité Sousbise et du quartier Garibaldi s'étaient affrontés avec ces armes sur la voie publique peu avant minuit, tout près du centre de la ville. Alertée par des témoins qui avaient entendu des coups de feu, la police avait découvert sur place le jeune homme inanimé.

Début septembre, un policier de 24 ans qui sortait d'une intervention dans un squat de Saint-Ouen, en civil, avec le brassard «police», avait été renversé par une moto qui avait foncé sur lui.

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