La presse française pas emballée par l'allocution de Nicolas Sarkozy

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Publié le 24 septembre 2009.

REVUE DE PRESSE - Les éditorialistes y ont surtout vu un «show» présidentiel...

Un air de déjà vu. C'est l'impression que retiennent les éditorialistes de la presse régionale au lendemain de l'allocution de Nicolas Sarkozy.

Intervenant depuis New York à la veille du sommet du G20 de Pittsburgh, le chef de l'Etat avait pour ambition de «montrer de manière éclatante sa stature internationale, et de se positionner au coeur de tous les problèmes de la planète», explique Francis Lachat dans Le Courrier picard.

Revivez l'allocution en live-comme-à-la-maison par ici

Absence de toute révélation

Si Libération juge que «la martiale simplicité avec laquelle Nicolas Sarkozy a résumé hier soir ce qu'il comptait dire au G20 est de bon aloi», Yann Marec du Midi libre ironise en estimant que «dans ses habits de zébulon, Nicolas Sarkozy veut sauter à deux pieds dans les dossiers de la planète».

«En l'absence de toute révélation, le chef de l'Etat a voulu apparaître comme pleinement impliqué dans tous les dossiers clés actuellement ouverts», écrit Hervé Chabaud dans L'Union-L'Ardennais. «C'est le Sarkozy canal habituel qui a fait hier soir son show politique à la télé!»

Au passage, «lui qui a joué, comme de coutume, le langage de la franchise n'a pas hésité à proférer un gros mensonge lorsqu'il a dit: "Les paradis fiscaux, le secret bancaire, c'est terminé"», a relevé Jean-Marcel Bouguereau dans La République des Pyrénées.

Tonalité franco-française

Les journaux de l'hexagone s'étonnent en effet de la tonalité franco-française de l'intervention. «La France, la France, la France! Objet unique de la préoccupation de Nicolas Sarkozy», constate Daniel Ruiz dans La Montagne, qui s'étonne de voir «le président de la République mettre le G20 et la réunion de l’Onu sur le climat au service de sa politique nationale. Comme s’il mettait sa fonction à la disposition du candidat qu’il se prépare à être.»

Les Français«se demandent juste si le déplacement à New York était nécessaire pour passer ces communications hexagonales, ne serait-ce qu'en termes de bilan carbone», avance André Schlecht dans L'Alsace. Pour Jacques Camus, de La République du Centre, «pas sûr qu'avant Pittsburgh, Nicolas Sarkozy tire le moindre "bonus" de cette prestation télévisée transatlantique».
E. L. avec agence
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