Thierry J, un homme «gentil» qui «en voulait à la Terre entière»

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Publié le 21 septembre 2009.

PORTRAIT - Qui est l'homme soupçonné d'être le «corbeau» dans l'affaire des courriers de menaces envoyés aux élus ces derniers mois?...

«C'est quelqu'un de réservé, gentil, serviable», dit de lui Martin Béjar, président du club de tir que Thierry J. avait l'habitude de fréquenter. Du côté de Lamalou-les-Bains comme d'Hérépian (Hérault), où l'homme a été arrêté, on est donc tombé des nues en apprenant qu'il a été arrêté, suspecté d'être le fameux «corbeau» qui adresse des lettres de menaces aux élus depuis plusieurs mois.

«On sentait bien qu'il en voulait à la Terre entière», admet cependant Martin Béjar, contacté par 20minutes.fr. Mais pas de quoi, selon lui, se méfier de cet homme de 51 ans, marié et père de trois enfants. Ses voisins tiennent à son sujet le même discours contrasté, brossant le portrait d'un homme «discret» mais «bizarre» et «râleur».

Maladie rénale lourde

Sans emploi, Thierry J. vit depuis plus d'une quinzaine d'années dans un logement social en raison d'une maladie rénale qui le handicape lourdement. «Il devait se faire dialyser deux fois par semaine», raconte notamment Pierre Bernard, maire d'Hérépian.

Dans ce petit village de 1.500 habitants situé à une trentaine de kilomètres au Nord de Béziers, personne ou presque ne semble vraiment connaître le corbeau présumé. Tout juste lui connaît-on un penchant pour les plaintes, qu'il adressait régulièrement aux autorités pour des histoires de voisinage ou de stationnement. Une pratique qu'il stoppe brutalement ces derniers mois, à la surprise du maire.

Il n'a pas livré tous ses secrets

Récemment, Thierry J. est interrogé et se soumet à un prélèvement d'ADN, comme tous les autres membres du club de tir de Lamalou-les-Bains. Confondu par son empreinte génétique, il a avoué être le corbeau et affirme avoir agi seul.

Mais il n'a pas livré tous ses secrets. «Il tirait avec une 22 long rifle semi-automatique», s'étonne Martin Béjar. Rien à voir avec les balles de 9 mm parabellum qui accompagnaient les courriers menaçants qu'on lui attribue. Des munitions qu'on ne peut se procurer que sur autorisation délivrée en préfecture, précise à 20minutes.fr un armurier parisien. A moins de se les procurer auprès d'une tierce personne.
Julien Ménielle
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