Affaire du «corbeau»: l'homme interpellé dit avoir agi seul

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Publié le 21 septembre 2009.

ENQUETE - Sa femme a également été placée en garde à vue...

Est-ce la fin du «corbeau»? L'auteur présumé de courriers de menaces envoyés à des hommes politiques, dont Nicolas Sarkozy, est passé aux aveux. C'est ce qu'a indiqué ce lundi une source proche du dossier à l'AFP. L'homme avait été interpellé dimanche après-midi à Hérépian (Hérault).

Il dit avoir écrit «seul» toutes les lettres de menaces, selon une source judiciaire citée par l'AFP. Sa femme a également été placée en garde à vue afin de procéder à des «vérifications», a indiqué une source policière. Le suspect devrait par ailleurs être transféré «rapidement» dans les locaux de la sous-direction anti-terroriste (SDAT) à Paris.

«Cellule 34»

Thierry J., 51 ans, sans profession et membre d'un club de tir local, a été interpellé à son domicile en raison d'une concordance entre son ADN et l'ADN qui avait été extrait par la police scientifique sur les quatre premiers courriers envoyés par la mystérieuse «cellule 34», selon la même source.

Les perquisitions menées à son domicile ont été qualifiée de «fructueuses»: les enquêteurs ont trouvé de nombreuses munitions correspondant aux calibres des balles glissées dans les courriers, notamment du 9 mm, du 7.65, des munitions de marque Gecko, une feuille chiffonnée qui serait un brouillon de lettre de menaces, des séries de timbres identiques à ceux utilisés et un ordinateur et une imprimante qui vont être expertisés.

Cet homme, handicapé, avait été entendu la semaine dernière comme témoin, une audition au cours de laquelle son ADN avait été prélevé, a précisé à l'AFP une source judiciaire.

«Obligation de résultat»

Début septembre, la police avait interpellé sept personnes avant de les relâcher. Cette affaire était devenue une priorité de l'Elysée. Le chef de l'Etat avait reçu début septembre les plus hauts responsables des forces de l'ordre et les avait sommés de faire avancer cette enquête.

Les enquêteurs avaient une «obligation de résultat», ont commenté à l'AFP des sources policières, notamment après une série d'interpellations infructueuses comme celles de début septembre qui avaient déclenché des protestations contre les méthodes employées par la police.

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