Nicolas Sarkozy veut créer cinq instituts hospitalo-universitaires

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Publié le 18 septembre 2009.

SANTE - C'est ce qu'il annoncé lors de son déplacement dans l'hôpital Paul-Brousse à Villejuif...

Nicolas Sarkozy a annoncé ce vendredi le lancement courant 2010 d'un appel d'offres permettant de créer en France cinq instituts hospitalo-universitaires (IHU), proposant que ces centres d'excellence soient financés par le futur grand emprunt.
 
«Je vous l'annonce, un jury international proposera au gouvernement d'accorder le label IHU à cinq centres d'excellence maximum», a déclaré le président à l'issue d'une visite de l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif (Val-de-Marne) à l'occasion de la 2.500e greffe du foie réalisée dans cet établissement.
 
«Attirer des fonds privés»
 
«Les IHU seront des plate-formes de soins, de recherche et d'enseignement que nous voulons de niveau mondial organisées autour d'un projet scientifique cohérent», a précisé le chef de l'Etat. La création des IHU était l'une des propositions du rapport rendu en mai par la commission dirigée par Jacques Marescaux sur la réforme des centre hospitaliers universitaires (CHU).
 
«En lien avec un CHU, ils devront pouvoir bénéficier d'une délégation de gestion et nouer des relations avancées avec leur université. Ils auront la possibilité de recruter les meilleurs professionnels, français et étrangers, grâce à des contrats qui seront attractifs», a-t-il ajouté. «Si on veut les meilleurs, il faut les payer», a insisté Nicolas Sarkozy.
 
Le président a également indiqué que ces IHU devront «attirer des fonds privés». «L'hôpital public ne perdra pas son âme s'il y a des fonds privés qui permettent d'avoir les meilleurs, les meilleures techniques et les meilleurs investissements. Nous avons besoin de toutes les compétences», a-t-il estimé.
 
Un comité d'accueil de 300 manifestants
 
Nicolas Sarkozy a par ailleurs jugé «particulièrement incompréhensible» la polémique sur le prix et la sécurité accompagnant sa visite, affirmant que le soutien aux donneurs d'organes relevait du «devoir d'Etat».
 
Environ 300 personnes ont manifesté ce vendredi matin pour dénoncer le coût de la visite du président, estimé à 200.000 euros par le syndicat Sud. Un montant démenti par Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement.
Avec agence
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