Affaire Marina: Les services sociaux reconnaissent leur erreur

DRAME Il y a eu un «échec global dans la prise en charge de la situation»...

E.L. avec agence

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Joëlle Rieutort, la procureure de la République du Mans et le colonel Pascal Julien, montrent la photo de la petite Marina, le 10 septembre 2009.

Joëlle Rieutort, la procureure de la République du Mans et le colonel Pascal Julien, montrent la photo de la petite Marina, le 10 septembre 2009. — J.F MONIER

Le conseil général de la Sarthe a reconnu mardi que la mort de Marina était un «échec» pour ses services sociaux. Le directeur général des services du conseil général, Claude Faucher, a toutefois estimé: «On est dans l'humain et quels que soient les moyens mis en oeuvre, on ne peut pas tout empêcher.»

«On ne peut se satisfaire de cette situation, on va évaluer les modalités d'intervention pour voir comment améliorer la prise en charge des situations et la coordination des différents services», justice, éducation nationale et collectivités locales, a-t-il précisé à l’AFP.

Plusieurs signalements sans suite

Le corps meurtri de Marina, 8 ans, a été retrouvé vendredi dernier sous une dalle bétonnée d'un entrepôt de la banlieue du Mans. Les services sociaux avaient été pointés du doigt car l’enfant avait fait l’objet de plusieurs signalements

En juin 2008, une enquête avait été menée. L’enfant avait été vue par un médecin et entendue par des enquêteurs. Elle leur aurait expliqué ses hématomes en disant notamment qu’elle tombait régulièrement. En raison d’un léger handicap des membres inférieurs, cette version avait semblé crédible aux enquêteurs. L’affaire avait été classée en octobre 2008, concluant que Marina n’était pas en danger.

Fin avril 2009, une «information préoccupante» avait été transmise au conseil général. Mais cela n’avait pas débouché sur un placement.

 

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