Jean-Marie Bockel, sénateur-maire PS de Mulhouse, a estimé vendredi qu'"il fallait au minimum laisser la porte ouverte" à un dialogue avec le président de l'UDF François Bayrou, qui "a franchi le Rubicon" en votant la censure contre le gouvernement Villepin.
Jean-Marie Bockel, sénateur-maire PS de Mulhouse, a estimé vendredi qu'"il fallait au minimum laisser la porte ouverte" à un dialogue avec le président de l'UDF François Bayrou, qui "a franchi le Rubicon" en votant la censure contre le gouvernement Villepin. - Eric Feferberg AFP/Archives
L'arrivée de Philippe de Villiers avait déjà fait râler les jeunes radicaux. Si on ajoute celle probable des chasseurs, ça fait beaucoup pour Jean-Marie Bockel, président de la Gauche Moderne et actuel secrétaire d'Etat à la Justice.

Et dans une interview à La-Croix.com, l'ancien socialiste entend bien le faire savoir: «Ca risque d'être viril, de tanguer!», prévient-il, «Nous aurons forcément de franches discussions.» Pour lui, ce rapprochement n'est pas quelque chose «d'anodin» ou de «facile». «Sur les questions de société, ou les questions européennes, il (Philippe de Villiers) a défendu des positions très éloignées des miennes», s'inquiète-t-il.

Jean-Marie Bockel semble néanmoins ouvert au dialogue. «Cela dit, il ne faut pas rejeter l'autre d'emblée. À tout pêcheur, Miséricorde! Tout le monde peut évoluer, sans forcément se renier.» A condition, précise-t-il quand même, que chacun y mette du sien...

Mots-clés :

  • Aucun mot-clé