15 millions d'euros pour les producteurs de fruits et légumes

AGRICULTURE Le gouvernement va mettre en place un «premier plan immédiat»...

O.R. avec agence

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Un rapport parlementaire sur la prévention de l'obésité envisage de moduler la fiscalité des aliments en fonction de leur qualité nutritionnelle, l'augmentant pour les produits trop gras, trop salés ou trop sucrés, et la baissant pour les fruits et légumes.

Un rapport parlementaire sur la prévention de l'obésité envisage de moduler la fiscalité des aliments en fonction de leur qualité nutritionnelle, l'augmentant pour les produits trop gras, trop salés ou trop sucrés, et la baissant pour les fruits et légumes. — Mychèle Daniau AFP/Archives

Le gouvernement va mettre en place un «premier plan immédiat» d'aides aux producteurs de fruits et légumes de 15 millions d'euros, a annoncé jeudi la FNSEA, principal syndicat agricole français, à l'issue d'une réunion au ministère de l'Agriculture.

Il s'agit «d'un premier plan immédiat» qui consistera en un allègement de charges sociales et de frais d'emprunts, notamment, a dit Jean-Bernard Bayard, secrétaire général adjoint de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles).

«Un premier pas»

«C'est un premier pas», a déclaré pour sa part Bruno Dupont, président de FNP Fruits, branche spécialisée de la FNSEA, joint par 20minutes.fr. «C'est une mesure d'urgence, pour les cas les plus difficiles. On ne peut pas être satisfaits aujourd'hui, mais c'est un petit pas. Maintenant, il va falloir une action durable, des modifications structurelles. Le ministre nous a dit que sa porte restait ouverte, des rendez-vous ont déjà été pris pour fin août-début septembre».

«Nous ne sommes pas satisfaits des mesures» en raison de leur insuffisance financière, a commenté de son côté la Confédération paysanne, syndicat minoritaire. Il s'est toutefois félicité que le ministre s'attelle aux problèmes structurels.

«Je ne peux pas annoncer cette mesure dans mon département»


«Le ministère ne nous a pas laissé beaucoup d'espoir», a déclaré François Lafitte, président des producteurs de fruits et légumes du Sud-Ouest, considérant que les aides d'urgence «étaient très limitées».

Laurent Ducurtil, président des producteurs de fruits du Gard (FNPFruits), n'est pas non plus satisfait. Selon lui, les mesures d'urgence sont plafonnées à 10.000 euros par exploitation. «J'ai 28 salariés et 18 hectares avec une masse salariale de 260.000 euros», explique-t-il. «Une aide limitée à 10.000 euros par exploitation n'est pas satisfaisante. Je ne peux pas annoncer (cette mesure, ndlr) dans mon département», affirme-t-il.

La question du remboursement des subventions versées par l'Etat entre 1992 et 2002 n'a pas été réévoquée.