Capture d'écran du moteur de recherche Google, renvoyant vers le site sarkozy.fr pour la requête «trou du cul du web».
Capture d'écran du moteur de recherche Google, renvoyant vers le site sarkozy.fr pour la requête «trou du cul du web». - DR

Vous le savez déjà si vous êtes des fidèles du Rewind, mais quand on tape «trou du cul du web» sur Google, on trouve en tête des résultats le site sarkozy.fr. Un tour de force rendu possible grâce à la technique du «Google bombing», utilisée par les webmasters pour faire artificiellement remonter une page sur le moteur de recherche. La blague de potache a mis Google dans l'embarras, à tel point que le groupe s'est fendu d'un communiqué.

Le communiqué décrit le principe de «Google bombing» pour expliquer comment tout est arrivé. Pour votre gouverne, la technique utilise un algorithme de référencement qui prend en compte le nombre de liens qui renvoient vers une page, ainsi que la popularité des sites sur lesquels on trouve ces liens. En l'occurrence, plusieurs webmasters ont mis un lien hypertexte renvoyant sur le site de campagne de Nicolas Sarkozy sur l'expression (pudiquement dénomée «une certaine succession de mots» par Google) «trou du cul du web».

Sarkozy Very Important Piégé

Agacé, le groupe américain dénonce cette pratique qui vise «à altérer l'intégrité» des résultats de recherche. «Mais nous ne sommes pas plus enthousiasmés par l'idée de modifier manuellement nos résultats pour empêcher de telles informations d'apparaître», précise également le communiqué. «L'impartialité reste, comme toujours, au centre de notre mission», rappelle par ailleurs Google dans une sorte d'élan lyrique.

Un sacro-saint principe qui semble cependant en avoir pris un coup, puisque les précédentes victimes de «Google bombing» (Ségolène Royal, Rachida Dati, Jean-Pierre Raffarin) n'ont pas eu droit à un communiqué, à la différence de Nicolas Sarkozy. Contacté par 20minutes.fr, Google France assure que l'identité du piégé n'est pour rien dans leur intervention, qui n'a été décidée que «par respect pour les internautes et dans un souci de transparence».

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