Deux personnes ont été tuées, à l'issue d'une course poursuite avec la police qui avait commencé à Paris, lorsque leur véhicule s'est retourné sur la nationale 20 à hauteur de Bourg-La-Reine (Hauts-de-Seine) dans la nuit de vendredi à samedi, selon une source policière.
Deux personnes ont été tuées, à l'issue d'une course poursuite avec la police qui avait commencé à Paris, lorsque leur véhicule s'est retourné sur la nationale 20 à hauteur de Bourg-La-Reine (Hauts-de-Seine) dans la nuit de vendredi à samedi, selon une source policière. - Pierre Andrieu AFP/Archives

Deux véhicules de police, pas mois de six policiers et deux heures d’interrogatoire: c’est le dispositif déployé par la police en Gironde pour arrêter deux enfants pour un vol présumé de vélos (l'un dérobé la veille, l'autre il y a deux ans), dévoile ce jeudi matin le journal Sud-Ouest.

Le matin même, une mère de famille avait cru reconnaitre le vélo volé d’un de ses enfants. Les deux garçons, âgés de 6 et 10 ans, ont donc été itnterpellés à la sortie de leur école élémentaire, à 16h30, mardi à Floirac en Gironde, devant leurs camarades de classe.

Au final, l'enfant de six ans a reconnu avoir «emprunté» le vélo la veille au soir. Mais, la mère de l’enfant de 10 ans interpellé a, elle, fourni une attestation sur l’honneur signée de la personne qui lui avait offert (un adjudant-chef de la base aérienne de Mérignac), il y a un an et demi. Elle a dénoncé un «procédé honteux».

«Mon fils ne veut plus retourner à l'école»

Interrogée par France-info, elle a expliqué qu’elle aurait compris que la police la convoque au poste pour expliquer d’où venait le vélo de son fils, mais pas qu’il soit ainsi arrêté devant l’école pour subir ensuite un interrogatoire de deux heures. «Mon fils ne veut plus retourner à l’école, explique-t-elle, avant de promettre qu’elle va écrire au ministère de l’Intérieur».

Quant aux membres du corps enseignant, ils affirment n’avoir rien vu. L’école est dans une rue piétonne, les véhicules de police sont donc intervenus au bout de la rue. Mais, choqués, ils ont prévu d’en parler avec les enfants et les parents d’élèves, dès lundi.

Cette affaire intervient quelques semaines après la parution d’un rapport de la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) dénonçant des actes de «violence illégitime» des forces de l’ordre envers les moins de 18 ans.

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