Le gouvernement a posé mercredi un "ultimatum" au patronat, l'enjoignant de mettre de l'ordre dans les rémunérations des dirigeants d'entreprise d'ici fin mars, faute de quoi il légifèrera.
Le gouvernement a posé mercredi un "ultimatum" au patronat, l'enjoignant de mettre de l'ordre dans les rémunérations des dirigeants d'entreprise d'ici fin mars, faute de quoi il légifèrera. - Eric Piermont AFP

Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a qualifié mercredi de «malheureux excès de zèle» la procédure judiciaire contre un homme qui avait crié «Sarkozy je te vois» à des policiers effectuant un contrôle de police en gare Saint-Charles à Marseille.

«Ni le président de la République, ni le ministre de la Justice n'étaient informés de cette procédure, puisqu'elle a été initiée par le tribunal de police compétent en la matière», a déclaré Chatel en rendant compte devant la presse des travaux du Conseil des ministres. «Et en ce qui me concerne, j'ai le sentiment que l'on a plutôt à faire à un malheureux excès de zèle qu'à autre chose», a-t-il ajouté.

«Maintenant, il appartient au juge de se prononcer sur la validité de cette poursuite. Donc, nous attendons sa décision», a conclu le secrétaire d'Etat à l'Industrie et à la Consommation. L'officier du ministère public a requis mardi une amende de 100 euros contre le professeur de philosophie. Le tribunal de police doit rendre son jugement le 3 juillet.

 

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