Quand Carla Bruni-Sarkozy prend sa plume pour écrire à la junte birmane

SOLIDARITE Elle réclame la libération de l'opposante politique Aung San Suu Kyi...

MD

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Carla Bruni-Sarkozy lors d'une visite à l'Institut française de Madrid, le 28 avril 2009

Carla Bruni-Sarkozy lors d'une visite à l'Institut française de Madrid, le 28 avril 2009 — SIPA

Dans une «lettre ouverte au gouvernement de Birmanie», dont une copie a été transmise par l'Elysée aux agences de presse Carla Sarkozy a demandé, lundi, la libération de Aung San Suu Kyi.

«Nous savons désormais qu'Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix, risque d'être condamnée à nouveau à une peine d'emprisonnement qui, compte tenu de son état de santé, menace sa vie même», écrit la Première dame de France, dans cette lettre datée de lundi et portant comme entête «Carla Sarkozy». «Au-delà de la situation politique en Birmanie, je profite de la position qui est la mienne et de l'écho dont cette lettre pourrait bénéficier pour me faire le porte-parole de tous ceux, dans mon pays, qui trouvent intolérable le sort réservé à cette femme», écrit-elle.

«C'est une question de simple humanité»

Carla Bruni-Sarkozy rappelle que l'opposante birmane «n'a jamais connu de violence. Simplement, elle n'a jamais cessé de lutter, pacifiquement, pour la liberté», ajoute-t-elle. «L'assignation à résidence d'Aung San Suu Kyi, persécutée depuis 1990, devait venir à son terme dans quelques jours. L'emprisonner, elle et tous les opposants au régime, c'est étouffer l'espérance de la démocratie en Birmanie», affirme-t-elle également.

Selon l'épouse de Nicolas Sarkozy, «c'est une question de simple humanité que de permettre à une femme malade d'être libre pour être soignée en toute confiance, alors que sa vie est clairement en danger». Privée de liberté pendant plus de 13 des 19 dernières années, Aung Suu Kyi, dirigeante de l'opposition birmane et prix Nobel de la Paix en 1991, devait voir sa période d'assignation à résidence expirer le 27 mai.

Michelle Obama et Sarah Brown refusent de signer ?

Selon le «Nouvelobs.com», l'appel lancé avait donné lieu à des tractations et l'initiative viendrait de la Fédération internationale des droits de l'homme. Toujours selon le site, «c'est la chanteuse Jane Birkin qui s'est chargée d'appeler l'épouse du chef de l'Etat», pour qu'elle apporte son soutien. «Cette iniative a été en fait lancée par les ambassadeurs de la FIDH», a précisé la fédération à 20minutes.fr. «Jane Birkin en faisant partie, c'est elle qui a contacté Carla Sarkozy», précise Souar Belassem, présidente de la FIDH.

Mais la Première dame n'aurait pas voulu en rester là et aurait tenté de demander les signatures de Michelle Obama et de Sarah Brown, précise le site d'informations. Ayant reçue une réponse réservée, Carla Sarzkozy aurait décidé de signer seule la lettre envoyée.

Un procès à huis clos

Mais depuis lundi, elle est de nouveau jugée, à huis clos dans une prison au nord de Rangoun, pour avoir laissé un Américain séjourner chez elle en violation des termes de son assignation à résidence. Aung San Suu Kyi est passible de trois à cinq ans de prison si elle est condamnée pour cette affaire, ce qui l'excluerait du paysage politique pendant les élections controversées que la junte entend organiser en 2010. L'armée est au pouvoir depuis 1962 en Birmanie.

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