Valérie Pécresse face aux syndicats étudiants

EDUCATION Alors que les universités entament leur 16e semaine de mobilisation, la ministre va recevoir les responsables des organisations représentatives étudiantes...

MD (Avec agence)

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Le projet gouvernemental modifiant le statut des enseignants-chercheurs a été à nouveau amendé dans la nuit de mardi à mercredi, après discussions entre Valérie Pécresse et plusieurs syndicats, mais le Snesup-FSU reste opposé au texte, a-t-on appris de sources concordantes.

Le projet gouvernemental modifiant le statut des enseignants-chercheurs a été à nouveau amendé dans la nuit de mardi à mercredi, après discussions entre Valérie Pécresse et plusieurs syndicats, mais le Snesup-FSU reste opposé au texte, a-t-on appris de sources concordantes. — Boris Horvat AFP

Journée chargée pour la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Valérie Pécresse recevra successivement les représentants syndicaux (Unef, UNI, Fage, PDE et la Confédération étudiante), au ministère, pour tenter de trouver une issue au conflit qui les oppose sur la réforme de l'éducation.

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Y mettre du sien

La ministre de l'Enseignement supérieur, avait affirmé samedi que le mouvement dans les universités pouvait s'expliquer par «une barque trop chargée de réformes» qui «a cristallisé les inquiétudes», mais a assuré qu'on ne pouvait «attendre pour réformer». «Peut-être que ça faisait beaucoup de réformes en même temps. Et en même temps, est-ce qu'on peut attendre aujourd'hui pour réformer l'université française?», avait-elle questionné lors d'une interview samedi sur France Info.

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La ministre a par ailleurs redit que pour la «dizaine» d'universités encore perturbées, l'objectif était de «tenir les examens avant la fin de l'année» universitaire. Cet objectif «est réalisable si tout le monde y met du sien. On ne peut pas brader les diplômes 2009. Il faut que ces examens correspondent à des cours réellement dispensés», avait-t-elle affirmé.