François Fillon a annoncé lundi un décret immédiat pour encadrer les rémunérations des dirigeants dans les entreprises aidées par l'Etat, après le scandale du parachute doré attribué à l'ex-PDG de Valeo ou des stocks-options à la Société Générale, finalement pas versées.
François Fillon a annoncé lundi un décret immédiat pour encadrer les rémunérations des dirigeants dans les entreprises aidées par l'Etat, après le scandale du parachute doré attribué à l'ex-PDG de Valeo ou des stocks-options à la Société Générale, finalement pas versées. - Patrick Kovarik AFP

Même si les levées de blocages se succèdent, de gré ou de force, dans les universités, François Fillon annonce dans une interview au «Figaro» ce jeudi avoir demandé l'étude, «là où la situation est tendue», d'un «report des examens en septembre et l'organisation des épreuves en dehors de l'enceinte des universités bloquées».

Pas «d'examens bradés»

Le Premier ministre a précisé avoir fait cette demande à la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse. «Nous n'accepterons jamais que les examens soient bradés», ajoute François Fillon.

Interrogé sur ce qu'il compte faire si des blocages persistent, il rappelle avoir dit aux présidents d'université que le gouvernement ferait «intervenir les forces de l'ordre à chaque fois qu'ils le demanderaient». Il indique que cela s'est produit «à vingt-cinq reprises».

Jamais sans la LRU

«Il faut par ailleurs, ajoute-t-il que les enseignants-chercheurs qui organisent les blocages sachent qu'ils en subiront les conséquences sur leur traitement.» Le Premier ministre affirme en outre que «jamais, jamais» le gouvernement «ne reviendra sur l'autonomie des universités».

Une fermeté de mise aussi chez Nicolas Sarkozy qui, célébrant les réformes entreprises par son gouvernement, a évoqué «l'autonomie des universités, sur laquelle je ne reviendrai pas parce que c'est l'intérêt de nos étudiants et c'est l'intérêt de nos universités».

Dans une tribune publiée dans le «Monde» daté de jeudi, sept présidents d'université en avaient appellé à Nicolas Sarkozy pour «des gestes d'apaisement vigoureux, radicaux et clairs». Pas sûr qu'ils estiment avoir été entendus au vu des déclarations de François Fillon. De son côté, le président de l'Unef, premier syndicat étudiant, affirme sur RTL ce jeudi matin avoir écrit à Valérie Pécresse pour être reçu d'urgence. A la quinzième semaine du conflit, étudiants et enseignants seront à nouveau dans la rue ce jeudi pour défendre l'emploi dans l'enseignement supérieur et la recherche.

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