Ils sont tous là pour la photo, au départ du défilé parisien du 1er Mai 2009. De gauche à droite: Bernard Van Craeynest (CFE-CGC), Jacques Voisin (CFTC), Alain Olive (UNSA), Francois Chérèque (CFDT), Bernard Thibault (CGT), Jean-Claude Mailly (FO), Gérard Aschieri (FSU) et Annick Coupé (Solidaires-Sud).
Ils sont tous là pour la photo, au départ du défilé parisien du 1er Mai 2009. De gauche à droite: Bernard Van Craeynest (CFE-CGC), Jacques Voisin (CFTC), Alain Olive (UNSA), Francois Chérèque (CFDT), Bernard Thibault (CGT), Jean-Claude Mailly (FO), Gérard Aschieri (FSU) et Annick Coupé (Solidaires-Sud). - Gonzalo Fuentes / Reuters

Les syndicats, qui défilent pour la première fois ensemble un 1er Mai, espèrent apporter une nouvelle preuve du retour en force du mouvement social, sur fond de crise économique. Toute la journée, 20minutes.fr suit l'évolution de la situation en France.

16h45: La police a compté, elle, 465.000 manifestants
Cela reste plus que les 120.000 comptabilisés par la police le 1er Mai 2008, et moins que le 1,2 million annoncé le 19 mars 2009.

16h20: La CGT annonce près de 1,2 million de manifestants en France
Un énorme succès pour un 1er Mai, même si les scores sont en-dessous de ceux du 19 mars.

16h10: 65.000 manifestants selon la police
La police annonce, elle, 65.000 manifestants contre 15.000 le 1er Mai 2008 et 85.000 le 19 mars.

16h00: 160.000 manifestants selon les syndicats
La tête du défilé parisien, partie de la place Denfert-Rochereau vers 14h15, arrive à Bastille. Les syndicats annoncent 160.000 participants, contre seulement 30.000 le 1er mai 2008, mais 350.000 le 19 mars. «Ca s'explique par le caractère inédit unitaire et la volonté des salariés de se faire entendre, commente Anne Le Loarer, de la CGT-Ile de France. Ils veulent de vraies réponses.»

15h57: Tout le monde n'est pas encore parti
Dans la capitale, il faut prendre son mal en patience. Les militants de Force Ouvrière et les solidaires de Sud n'ont toujours pas entamé leur marche sur Paris. Juste derrière eux, place Denfert Rochereau, les cadres de la CFE-CGC tuent le temps en écoutant un bon concert... de hard rock. Les derniers devraient partir vers 16h30.

15h50: Quelques petites trouvailles dans le cortège parisien


15h36: Des jeunes pousses dans le cortège
«Il y a pas mal de jeunes, notamment contre Hadopi, pas mal d'étudiant(e)s!», s'exclame notre envoyé spécial. Beaucoup portent un sticker «Grève générale». La foule cégétiste chante «Quitte le pouvoir» de Tiken Jah Fakoly, à l'attention de Nicolas Sarkozy.


15h15: Les geeks sont dans la place
Ils sont là! Un peu esseulés lors de leur manif samedi dernier, les pourfendeurs de la loi Hadopi grossissent les rangs du défilé. Ils sont plusieurs centaines derrière une banderole, et suivent deux des quatre mousquetaires de l'opposition au projet de loi, le député PS Patrick Bloche et son homologue Jean-Pierre Brard (apparenté PC). Les deux hommes politiques arborent fièrement des autocollants «La quadrature du Net». «C'est important pour nous, c'est la reconnaissance des internautes», explique JP Brard à notre envoyé spécial. Mais quel rapport entre Hadopi et le 1er Mai? «Internet, ça sert aussi aux travailleurs!», précise cet ancien de l'Assemblée et des luttes sociales.

14h39: Une ambiance «bon enfant» à Paris
Le très long cortège, parti pile à l'heure de Denfert Rochereau, approche désormais des jardins du Luxembourg, assure notre envoyé spécial. «C'est convivial, on marche tranquillement, sous le soleil, assure-t-il. Comme tous les 1er Mai! Derrière les leaders syndicaux, en tête, qui sont entourés d'une nuée de journalistes, on trouve une manifestation très hétéroclite, mêlant chercheurs, féministes, homosexuels.... Contrairement aux défilés de province, pas de salariés d'usines qui ferment».

14h00: En tête de la manifestation parisienne, place Denfert-Rochereau
Les leaders syndicaux annoncent une mobilisation exceptionnelle en province pour un 1er Mai, même si les manifestations de la matinée ont rassemblé moins de monde que celles du 19 mars. Pour Gérard Aschieri (FSU), « c'est un très grand 1er mai, même si ce n'est pas comparable aux journées de janvier et de mars, parce que c'est en week-end et non un jour de semaine avec une grève».

13h45: Entre 11.000 et 25.000 personnes à Nantes

De 11.000 selon la police à 25.000 personnes selon la CGT pour un cortège sans FO qui dans tous les Pays-de-Loire n'a pas voulu se joindre aux cortèges unitaires. «C'est un beau chiffre, c'est un très beau 1er mai», estime la CGT locale, estimant que l'an passé «il y avait 5.000 personnes au maximum» dans les rues à la même date.

13h38: Moins de manifestants que le 19 mars en province
Les manifestations en province, «exceptionnelles» pour un 1er mai, sont cependant moins importantes que celles de la précédente journée de mobilisation du 19 mars, reconnaissent plusieurs dirigeants syndicaux, dont François Chérèque (CFDT).

13h20: Entre 10.000 et 15.000 manifestants à Lyon
10.500 manifestants selon la préfecture, au moins 15.000 selon plusieurs organisateurs, à Lyon pour un défilé résolument unitaire avec, au premier rang, un représentant et un drapeau de chacun des principaux syndicats de salariés. Parmi les manifestants figuraient des fonctionnaires (hospitaliers, éducation nationale, administration pénitentiaire) ou des salariés du privé (Renault Trucks, Continental), qui ont défilé dans le calme, encadrés par les organisations syndicales, la CGT ouvrant la marche.

13h: Plusieurs milliers de manifestants à Marseille
Plusieurs milliers de manifestants partis du vieux port remontent la Canebière, derrière des salariés de la dernière entreprise de réparation navale placée en liquidation judiciaire, l'UNM. Dans la cité phocéenne, FO organise un défilé à part. Aucun chiffre officiel n'est encore disponible.

12h45: Ségolène Royal fait bande à part à Niort
Elle devait défiler avec ses camarades socialistes à Paris et afficher ainsi une très attendue réconciliation avec Martine Aubry. Mais finalement, Ségolène Royal a défilé à Niort au côté des salariés de l'entreprise Heuliez. Interrogé sur son choix, Royal a expliqué que «chacun doit être à sa place. Le 1er mai, c'est la fête du travail, c'est-à-dire des salariés et des entreprises, de ceux qui souffrent et qui espèrent. Tout le reste est secondaire».

12h30: Les salariés des entreprises sinistrées en première ligne
Un peu partout, les salariés directement touchés par les réductions d'effectifs occupent les premiers rangs des cortèges, comme à Toulouse avec les salariés de Molex, l'un des conflits-phares de ce printemps, et ceux du groupe américain Freescale (suppression de 800 emplois annoncée). A Compiègne, 5.000 personnes, selon la police, ont défilé avec les ouvriers de Continental, quasiment tous présents.

A Grenoble, les salariés du privé ouvraient un cortège de plusieurs milliers de personnes. Au micro défilaient des salariés de Caterpillar et, regroupés derrière un cercueil, de l'équipementier automobile allemand Schaeffler, dont une usine va être fermée dans la région.

12h15: 3.000 manifestants à Lille selon la police

Quelques milliers de Lillois (3.000 selon la police) ont défilé derrière une banderole commune proclamant «Ensemble ne soyons pas les victimes de la crise». «Qui sème la misère récolte la colère», entendait-on.

12h: 50.000 personnes à Bordeaux

Les organisateurs du cortège bordelais annoncent 50.000 personnes dans la rue. Ce serait plus que lors du 1er mai 2002, le record local.
 

Mots-clés :