Jose Luis Zapatero et Nicolas Sarkozy, le 1er mars 2009 à Bruxelles.
Jose Luis Zapatero et Nicolas Sarkozy, le 1er mars 2009 à Bruxelles. - REUTERS/Yves Herman

«Stupide, immature». Le «Guardian», comme le reste de la presse internationale, ne manque pas de mots pour qualifier les propos du chef d'Etat français à l'égard José Luis Rodriguez Zapatero. Lors d'un déjeuner privé, à l'Elysée mercredi, le chef de l'Etat aurait dit, que son homologue espagnol n'était «peut-être pas intelligent...».

Révélés par le quotidien «Libération», les propos de Nicolas Sarkozy n'ont pas été très bien accueillis de l'autre côté des Pyrénées. Un porte-parole de l'Elysée a formellement démenti tous ces propos, qui ont été également contestés par plusieurs témoins, sans convaincre en Espagne où le président français doit se rendre les 27 et 28 avril pour une visite officielle.

Carla Bruni-Sarkozy pour calmer les esprits


Outre José Luis Zapatero, d'autres grands de ce monde auraient eu le droit, toujours au cours du même déjeuner, aux propos peu amènes de Nicolas Sarkozy. Il aurait loué «l'esprit subtil» de Barack Obama tout en soulignant son manque d'expérience et se serait félicité qu'Angela Merkel se soit rangée à ses vues sur la crise économique.

Pour le «Times», journal britannique conservateur, «Nicolas Sarkozy est irrité par l'adulation dont jouit un dirigeant américain sans expérience, dont la popularité a éclipsé (sa) réputation de sauveur du monde». La presse allemande, de son côté, abordait l'épisode factuellement, comme celle d'Italie qui s'amusait de la «gaffe de Sarkozy», dans «La Republicca». «Fasciné par les commérages, Sarkozy donne la véritable mesure de son altière - et trompeuse - figure politique», commentait ABC.

En Catalogne, «El Periodico», un journal de centre-gauche, glosait «sur le caractère fanfaron» du président français, «La Vanguardia», de centre-droit, doutant «que ce soit la meilleure manière de préparer» sa visite en Espagne. Enfin, le journal espagnol «El Mundo» dit compter sur la présence prochaine à Madrid de Carla Bruni-Sarkozy pour «alléger les tensions et contenir les légèretés auxquelles se livre son époux quand il se sent à l'aise et désinhibé».

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