Antennes relais: cinq nouvelles plaintes

SANTE L'association Robin des toits assigne les opérateurs téléphoniques dans cinq affaires. Deux démontages d'antennes ont déjà été ordonnés par la justice...

Julien Ménielle

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Le maire de Strasbourg Roland Ries (PS), qui considère que "le débat est loin d'être tranché scientifiquement", a annoncé la création prochaine d'un observatoire sur l'impact sanitaire des antennes-relais, réunissant opérateurs, associations, usagers et habitants.

Le maire de Strasbourg Roland Ries (PS), qui considère que "le débat est loin d'être tranché scientifiquement", a annoncé la création prochaine d'un observatoire sur l'impact sanitaire des antennes-relais, réunissant opérateurs, associations, usagers et habitants. — Jacques Demarthon AFP/Archives

Cinq nouvelles plaintes ont été déposées contre des antennes relais. L'association Robin des toits a assigné ce lundi les opérateurs de téléphonie mobile pour des dispositifs déjà en place ou devant être construits. SFR et Bouygues ont déjà été condamnés par la justice à démonter des antennes, alors qu'un récent rapport de l'Académie de médecine, contesté, assure qu'elles ne présentent aucun risque pour la santé.

Eczéma, tachycardie, maux de tête

Une Finistérienne, porteuse d'un «implant actif dans le cerveau qui régule le liquide encéphalo-rachidien» de s'inquiète. «Ses médecins et elle-même craignent que l'arrivée d'une antenne ne perturbe le bon fonctionnement de cet appareil médical», a expliqué l'avocat de l'association, qui tente d'empêcher l'installation de l'antenne de Quimper.

De même, à Villeneuve-lès-Avignon et à Nîmes (Gard), les riverains ne sont pas rassurés par le rapport de l'académie. Pas plus que ces familles parisiennes, qui accusent les antennes d'être à l'origine des crises d'eczéma et de tachycardie de leur fils, dans le 4e arrondissement, ou de leur donner des maux de tête récurrents, dans le 6e.

Un expert membre du conseil scientifique de Bouygues Télécom

Contactée par 20minutes.fr, l'association Agir pour l'environnement, qui participera le 23 avril prochain au Grenelle de la téléphonie mobile, n'est pas plus convaincue par le rapport de l'Académie de médecine. «Le document fait débat, au sein-même de l'institution», explique un porte-parole. Selon lui, l'académie s'est saisie d'elle-même du sujet «à quelques jours de la date annoncée du Grenelle».

Agir pour l’environnement note par ailleurs que le document annonçant l'innocuité des antennes a été rendu dans «des délais records». Il rappelle, comme l'avait révélé le «Canard enchaîné», que son auteur, «André Aurengo est chef du service de médecine nucléaire à la Pitié-Salpêtrière, mais aussi membre du Conseil d’administration d’EDF et, surtout, figure éminente du Conseil scientifique de… Bouygues Télécom!»

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