Des étudiants participent à une assemblée générale à l'université de Strasbourg, le 04 février 2009, afin de décider des actions à mener dans le cadre du mouvement national de protestation contre le décret réformant le statut des enseignants-chercheurs. AFP PHOTO / PATRICK HERTZOG
Des étudiants participent à une assemblée générale à l'université de Strasbourg, le 04 février 2009, afin de décider des actions à mener dans le cadre du mouvement national de protestation contre le décret réformant le statut des enseignants-chercheurs. AFP PHOTO / PATRICK HERTZOG - AFP PHOTO / PATRICK HERTZOG

Les 26 février, 5 mars, 10 mars et 19 mars. Quatre nouvelles journées de manifestations dans les universités. Une intersyndicale de l'enseignement supérieur et de la recherche - FSU, CGT, FO, Unsa Education, Sgen-CFDT, Solidaires, Sauvons l'université, Sauvons la recherche et l'Unef - a ainsi apporté son «soutien» aux actions de cette semaine dans les universités et appelé à manifester le 5 mars. Sept fédérations de l'Education ont par ailleurs appelé à la grève et à manifester le 19 mars, à l'occasion de la prochaine journée d'actions interprofessionnelle.

Une manière de maintenir la pression, alors que la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche Valérie Pécresse a annoncé ce mardi qu'elle recevrait vendredi les organisations syndicales représentatives et les présidents d'université. La rencontre sera coordonnée par la médiatrice Claire Bazy-Malaurie afin de débattre de nouveau sur le statut des enseignants-chercheurs. Une première réunion s'était déjà tenue le 11 février dernier.

Essoufflement du mouvement?


Le mouvement semble toutefois montrer quelques signes d’essoufflement. La dernière manifestation nationale, le 18 février, a regroupé entre 30.000 et 55.000 personnes selon la police et les organisateurs. Le 10 février dernier, ils étaient entre 40.000 et 80.000 selon les mêmes sources.

Ce mardi, seuls les étudiants de trois universités ont manifesté: Rennes, Nantes et le Mans. Rennes 2 est bloquée et occupée depuis le 9 février, et l’université de Nantes depuis le 4 février, par les étudiants qui reconduisent le mouvement lors d'assemblées générales.

Etudiants et enseignants-chercheurs demandent le retrait de la réforme du statut des universitaires, le retrait de celle de la formation des enseignants, le rétablissement des postes supprimés dans le supérieur et le refus du démantèlement des grands organismes de recherche.

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