Grève du 29 janvier: les syndicalistes annoncent une participation «très impressionnante»

SOCIAL Ils assurent que le mobilisation sera massive pour défendre l'emploi, le pouvoir d'achat et le service public...

J.M. avec agence

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Patronat et syndicats vont tenter de conclure cette semaine deux négociations importantes, sur l'assurance chômage et la formation professionnelle, sous l'oeil impatient du gouvernement qui a voulu baliser leurs débats, au risque, parfois, d'être accusé d'ingérence.

Patronat et syndicats vont tenter de conclure cette semaine deux négociations importantes, sur l'assurance chômage et la formation professionnelle, sous l'oeil impatient du gouvernement qui a voulu baliser leurs débats, au risque, parfois, d'être accusé d'ingérence. — Eric Feferberg AFP/Archives

Il va y avoir du sport. Les dirigeants syndicaux promettent pour jeudi une grève générale de grande ampleur, motivée par la défense de l'emploi, du pouvoir d'achat et des services publics. «Un cri de colère», selon François Chérèque.

Pour le secrétaire général de la CFDT, si tous les syndicats appellent à prendre part à cette journée, c'est parce que «mois après mois, on découvre que la récession sera encore plus importante que prévu». Et parce que, comme le souligne son confrère de la CGT Bernard Thibault, «il faut des mesures concernant l'emploi, le pouvoir d'achat» et pas seulement «des mesures d'aide aux entreprises, aux établissements financiers».

«Un taux de grèves beaucoup plus important que d'habitude»

Le cégétiste se fend même d'une petite prédiction: «Cette journée va avoir une participation des salariés très importante, très impressionnante, bien au-delà sans doute de ce que l'on a vécu ces dernières années.» Et il enjoint le gouvernement, Brice Hortefeux en tête, à «réfléchir à deux fois» avant de se prononcer sur les dossiers épineux, étant donné le «climat social».

Du côté de FO, Jean-Claude Mailly s'attend aussi à «un taux de grèves beaucoup plus important que d'habitude, y compris dans le privé». Le syndicaliste estime que «ne pas répondre serait irresponsable». Il prévient que les syndicats veulent des décisions «rapidement» sur le pouvoir d'achat, l'ouverture des négociations dans la Fonction publique, un «vrai» contrôle des aides publiques et un «véritable» contrôle sur les licenciements.

Pas touche au droit de grève

«Ce sont les salariés qui paient la crise comptant, il nous paraît utile de rassembler tout le monde et de montrer quel est l'état de l'opinion publique aujourd'hui sur le plan social», résume de son côté Bernard van Craeynest, de la CFE-CGC. D'où ce «mouvement social de très grande ampleur» qui s'annonce, selon son confrère syndicaliste de Sud.

Christian Mahieux en profite pour adresser un message au gouvernement, qui semble engager une réflexion sur le sujet: «Pas question de revenir sur le droit de grève.» Une reprise par Jean-Claude Mailly, pour qui l'intention de l'UMP de sanctionner «l'abus de droit de grève» pose «un vrai problème de démocratie».

Les syndicats ne comptent d'ailleurs pas en rester là. «Si la journée du 29 a la puissance que l'on prédit, il y aura certainement des suites», promet Bernard Thibault. Une réunion intersyndicale est d'ailleurs prévue dès le 2 février. A suivre, donc.